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Baklavas végétaliens

baklavassansbeurre1.jpgSi vous savez lire entre les lignes, vous comprendrez que j'ai fait des baklavas sans beurre (les végétaliens n'en consomment pas). Normalement, les pâtisseries orientales se préparent avec du beurre fondu. En réalisant cette recette, j'ai eu le sentiment au départ d'avoir commis un grave impair, pire, une trahison en le remplaçant par de l'huile de tournesol (mais attention, de l'huile bio et berrichonne !) et de la purée d'amande. Pour quelles raisons avoir dérogé à la règle ? Primo, je n'avais plus assez de beurre pour la recette (et j'avais envie de la faire là, tout de suite sur le champ !) ; deuzio, je me suis dit qu'elle se conserverait plus longtemps (était-ce nécessaire d'ailleurs, ces bouchées ont très vite été englouties) ; tercio, l'idée de réaliser un dessert 100 % végétal me plaisait. Je ne suis pas végétalienne, mais preuve en est que les recettes sans produits animaux peuvent être gourmandes, comme celles du blog très inspiré de Marie Laforêt). "Si tes baklavas sont végétaliens, tu ne dois pas mettre de miel donc... " me dit l'homme-ours, qui mine de rien commence à s'y connaître. Pas faux, mais comme de toute façon, le seul miel qui me restait était belle-îlois (très bon mais trop fort en goût pour la recette), j'ai donc tablé sur du sirop d'agave. Autre remplacement d'ingrédients : les amandes par un quatuor berrichon composé de graines de tournesol, de graines de courge, de noix et de noisettes. Le résultat a dépassé mes espérances : ces baklavas sont sensationnels !

La recette de base n'est pas de moi, mais d'Amina Magnez, une collègue auteure de livres de cuisine orientale, qui vit à quelques kilomètres de chez moi. Nous avons fait connaissance lors d'une séance de dédicace au Cultura de Bourges il y a quelques temps. Tandis que les gens passaient clairement leur chemin devant mes livres, ils se pressaient autour des somptueuses mignardises qu'Amina avait préparées (dont des baklavas) et feuilletaient ensuite avec intérêt son ouvrage "Pâtisseries orientales" publié aux éditions Larousse ! Ce soir, quand je l'ai appelée pour lui dire que j'allais publier une de ses recettes sur mon blog, mais qu'elle serait "revisitée", elle n'y a vu aucune hérésie de ma part, au contraire.

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Selon elle, les cuisinières orientales peuvent faire des pâtisseries avec de l'huile si le beurre manque ou si elles le considèrent trop riche (dans les deux sens du terme). Quant à l'absence de miel, elle m'a confirmé qu'un miel fort était déconseillé, mais qu'on pouvait le remplacer par du miel dilué dans de l'eau et agrémenté de jus de citron, ou tout autre sirop léger, comme le sirop d'agave. Enfin, j'ai osé lui avouer une substitution d'ingrédient pour le coup plus décalée que les autres : l'eau de fleur d'oranger par de la liqueur de poire ! Avec la voix chantante et enjouée qui la caractérise, elle m'a expliqué que " la cuisine, même orientale, est un mélange de traditions et de nouvelles tendances" et ""que les vraies cuisinières savent adapter les recettes selon leur régime alimentaire ou les restes du placard".

J'aime sa vision des choses, j'aime l'idée de ne pas se cantonner à tout prix à des règles ou des traditions sous prétexte que cela-se-fait-comme-ça-et-pis-c'est-tout. Si vous n'avez jamais réalisé de baklavas, lancez-vous, je peux vous garantir que vous succomberez à ces bouchées croustillantes, délicatement sucrées et nourrissantes, quand bien même vous décidez d'apporter, comme moi, votre petite touche personnelle !

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Histoire de piquer votre curiosité...

ortie_pissenlitannebrunner.jpgLe temps passe trop vite ! Cela faisait un moment que je ne vous avais pas donné de nouvelles (à l'exception des abonnés de ma page Facebook qui savaient ce qui se tramait derrière cette absence prolongée). Il y a des périodes comme cela où tout se bouscule, tout arrive en même temps. Cela a été le cas pour moi en ce début d'année. Tout d'abord, un doigt coupé, suturé et enrubanné de compresses pendant 2 semaines (pas très pratique pour taper sur un clavier et cuisiner !). Mais surtout j'ai livré le manuscrit de mon prochain livre de cuisine (toujours chez La Plage) à paraître courant avril. Petit indice, le thème est plutôt inédit en France, tandis qu'aux États-Unis, il envahit la blogosphère culinaire et même les restos les plus branchés de New-York... Dès que le projet sera bien amorcé, je ne manquerai pas d'en dévoiler un peu plus. Je voulais surtout vous parler dans ce billet de la sortie du dernier livre de Anne Brunner, également auteure aux éditions La Plage, Ortie & Pissenlit. Et j'ai eu le plaisir de réaliser les photos de ses recettes ! Le thème m'a forcément inspirée, car j'adore ces deux plantes sauvages que je laisse pousser à loisir dans mon jardin. J'avais donc sous la main toute la matière première pour photographier des assiettes qui ont un vrai goût de nature. Regardez comme la maquette est belle !

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Une nouvelle année sur Terre

cartedevoeux2012.jpg Certes, je m'y prends un peu à l'avance pour vous souhaiter une belle année 2012. Mais en tombant, par hasard, sur cette magnifique citation de Simone de Beauvoir, j'ai eu envie de vous la faire connaître. Laisser des traces et être solidaire du Monde... Je crois que depuis mon enfance, j'ai toujours voulu me rendre utile pour la planète. Parmi les métiers qui me faisaient rêver, je me souviens avoir voulu devenir vétérinaire, journaliste reporter d'image, écrivain, responsable d'un refuge pour animaux abandonnés (c'est prévu pour ma retraite), membre de l'équipage du commandant Cousteau ou d'une ONG. Donner du sens à sa vie, penser ses choix, parfois difficiles, mais agir, quoi qu'il en soit. Faire sa part du colibri, comme le préconise le sage Pierre Rhabi.

Une légende amérindienne raconte qu'il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants le désastre. Seul un colibri s'activait et allait chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour éteindre le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires lui dit : "Colibri, n'es-tu pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?" "Je le sais, lui répond le colibri, mais je fais ma part".

Même si le contexte actuel de crise peut nous pousser au défaitisme, il me semble que nous nous devons de porter un regard critique mais positif sur ce qui nous entoure. Entre baisser les bras, ne penser qu'à son petit monde-ses petites habitudes, se désintéresser de l'essentiel, fustiger les différences, alimenter la haine de l'autre et devenir un citoyen un minimum responsable et conscient du monde, j'ai fait mon choix.

En réalisant des livres de cuisine à dimension écologique, en animant ce blog, j'ai le sentiment d'être utile et de laisser des traces. Cela en étonnera peut-être certains, mais ce sentiment me rend heureuse chaque jour. Et vous ? Avez-vous déjà entamé ce type de réflexions ? Plutôt que de parler des sempiternelles résolutions du début d'année, j'aimerais que vous me parliez des actes que vous mettez ou comptez mettre en place dans votre quotidien pour laisser des traces (positives entendons-nous) ou rendre ce monde plus solidaire. Peut-être donnez-vous des cours du soir à des enfants en difficultés, appelez simplement la SPA quand un chien est égaré, offrez un sac de nourriture à la banque alimentaire ou rendez visite à des petits vieux du quartier. A vos plumes chers lecteurs, je suis certaine que vous allez m'épater... (cliquez sur le titre du billet pour commenter).

Tisane de Noël épicée

tisanenoelepice.jpgJe sais, je vous propose une recette pas très nourrissante pour les fêtes... Cela dit, je suis persuadée que vous ne manquez pas d'idées pour votre menu de Noël ; et surtout, cette tisane permettra de bien digérer les plats pantagruéliques que vous allez préparer ! J'avais mis cette recette de côté pour la glisser dans un éventuel projet de livre, mais finalement, je me suis dit qu'il serait dommage de ne pas vous en faire profiter tous. Tel un apothicaire ou un alchimiste confirmé, il vous faudra fouiller dans les dédales de vos placards à la recherche d'herbes et d'épices pour réaliser ce breuvage aussi bon pour l'esprit que pour le corps. Peut-être vous manquera-t-il quelques ingrédients mais justement, cela sera l'occasion de faire ses emplettes chez des spécialistes. Sur Paris, il y a l'Épicerie de Bruno (chez qui j'achète d'excellents poivres) et sur Bourges, tout en haut de la rue d'Auron, il existe Le Comptoir aux épices, une boutique proposant une kyrielle de thés, tisanes, épices, herbes séchées, sels rares, fruits confits, bonbons régionaux... C'est là-bas que j'ai déniché des fèves tonka, des bâtons de réglisse, de la vanille de Tahiti et des fleurs d'hibiscus. Vous verrez qu'il est assez plaisant de concocter une recette de tisane maison. On hache, on épluche, on râpe, on broie et on brasse tout un mélange de senteurs enivrantes, prêtes être sublimées dans un bain d'eau bouillante...

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Il n'y a pas de secret, pour réussir cette tisane de Noël, utilisez des ingrédients de qualité, les plus frais possibles et donc les plus aromatiques. L'idéal est de partir sur des épices entières, puis de les broyer. Pour ce faire, il vous faudra un peu de matériel. L'accessoire de tout herboriste qui se respecte est le mortier et le pilon. En inox, il permet de travailler dans un environnement plus hygiénique que le bois et les parfums ont l'avantage de ne pas se mélanger. Les bâtons de cannelle et les étoiles de badiane ne résistent pas au choc du pilon et se réduisent en poudre avec un bon coup de main. Pour la fève tonka, le moulin à noix de muscade s'avère très utile, mais une petite râpe fine (type Parmesan) peut convenir également. Le gingembre, lui, a l'inconvénient de comporter plein de fibres quand on le râpe. L'astuce est d'en glisser un morceau dans un épluche-ail (il n'est pas nécessaire de le peler). Vous obtenez une chair parfaitement hachée ! En ce qui concerne le bâton de réglisse, chipez un taille-crayon dans la trousse de votre enfant. C'est une façon très pratique de prélever de fins copeaux, sans aucune fibre. Enfin, pour les oranges, utilisez un épluche-tomate dont la lame dentée permet de récupérer de beaux zestes.

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J'ai mis un peu de temps à trouver le juste équilibre pour les épices. La tisane est suffisamment relevée à mon goût, mais peut-être que certaines personnes préfèreront avoir la main plus légère ou pas. Je vous conseille donc de diminuer de moitié dans un premier temps la quantité de cannelle, de badiane et de clou de girofle, de bien brasser les ingrédients et de goûter votre mélange. Comptez une cuillère à café pour une tasse de 200 ml, une cuillère à soupe pour 400 ml, laissez infuser 10 minutes, sucrez si vous le souhaitez, goûtez et rectifiez le dosage des épices si besoin. L'ajout d'aubépine et de romarin permet de donner du volume au mélange, tout en offrant des propriétés médicinales intéressantes. La première est relaxante, grâce à son action régulatrice sur le coeur, la seconde nettoie le foie, facilite la digestion et lutte contre les affections respiratoires.

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En faisant goûter cette tisane aux enfants, je leur ai demandé si ma tisane sentait "Noël". "Comment ça Noël ?", ont-ils rétorqué avec leur air (déjà) de préadolescents. "Eh bien oui, Noël quoi. Avec ses parfums d'épluchures d'orange posées sur le poêle à bois, ses épices dans les biscuits accrochés au sapin, ses couleurs chaudes..." Après avoir bu, glouglouté et claqué de la langue, le Pouic annonça solennellement : "Ben, ça a beaucoup un goût de fruits et ça picote un peu la langue". Moi : "C'est bon ou non ?" Hochement de tête approbateur : " Les adultes vont aimer je pense et la couleur rouge déchire tout". Quant à la belette, grande amatrice de boissons chaudes : "C'est aussi bon que le thé Roïbos, Maman !". A offrir dans des petits sachets joliment ficelés, cette tisane de Noël peut être glissée dans un panier gourmand ou en complément d'un plus gros cadeau.

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Salade de radis Red meat

saladeradisredmeat1.jpgMon four a rendu l'âme ce midi. Tant mieux, il déraillait complètement et faisait gonfler mes cakes de travers ! J'avais prévu un gratin de pommes de terre au Camembert, mais qu'à cela ne tienne, changement de menu. Pour ce premier jour de décembre, et en fonction de la température quasi printanière, une petite salade à la fortune du pot s'est vite imposée. J'avais précieusement mis de côté de drôles de radis dénichés au Biocoop de Bourges (où je vous donne rendez-vous demain pour une séance de dédicaces !). Je les avais déjà repérés dans le catalogue de la Ferme de Sainte-Marthe et comptais en semer l'année prochaine. A première vue, ils ressemblent à des navets. Dès lors que l'on respire la peau, de doux effluves piquants nous rappellent d'emblée que nous avons affaire à un radis. La vraie surprise, c'est lorsqu'on le coupe en deux. Une chair rose intense ! Red meat signifie en anglais "viande rouge", mais personnellement, je l'aurais plutôt baptisé Raspberry pour évoquer sa teinte framboise. Les anglo-saxons le nomment radis "pastèque" (watermelon), les chinois "coeur de beauté", ce qui est relativement bien trouvé. Au goût, ce légume-racine est très doux, sans amertume et légèrement sucré. Émincé finement à la mandoline, le radis Red meat est une merveille autant pour les pupilles que les papilles...

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Beaucoup de personnes apprécient les radis (roses en été, noirs en hiver) et traditionnellement, on les consomme avec une tranche de beurre salé. Préparé ici en un carpaccio, avec de l'huile d'olive, du jus de citron et des graines de sésame au wasabi, le radis Red meat forme une belle rosace à laquelle il est difficile de résister. Un vent de féerie souffle dans cette assiette colorée, positive et appétissante de simplicité. D'après mes recherches, ce radis est très populaire en Chine où il est parfois sculpté pour former une fleur de nénuphar, comme ici (cliquez, c'est de l'art !).

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Après avoir dégusté cette assiette de carpaccio, j'ai donc préparé une belle salade avec des tranches fines de radis Red meat et noir, de la mâche, des graines germées (de radis bien sûr !), des noisettes concassées et torréfiées et des petits dés de Meule de Savoie. Franchement, j'avoue que ce repas minimaliste nous a régalé ce midi ! Avec deux belles tranches de pain multigraines, nous étions rassasiés. J'espère qu'il y en aura d'autres au Biocoop demain... En attendant, je vous laisse, je vais commander les graines de ce radis asiatique qui nous a tant enchanté...

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"On va déguster"... des bonbons à la radio

roudoudous.jpgUn après-midi de septembre, mon téléphone portable sonne. "Tiens, un appel de Paris"... Je décroche. Au bout du fil, une voix douce et profonde, me faisant penser à celle de Fanny Ardant : "Bonjour, je suis Nadia, l'assistante de François-Régis Gaudry, animateur de l'émission "On va déguster" sur France Inter. Auriez-vous envie de parler de votre livre sur les bonbons bio à la radio ?". Imaginez la joie qui m'a envahit à cet instant. J'écoute très souvent cette émission dans laquelle François-Régis Gaudry, Elvira Masson et Dominique Hutin traitent d'un thème culinaire d'actualité, en direct avec des invités (j'avais adoré celui sur les champignons avec Régis Marcon). On y parle gastronomie, produits du terroir, tours de main, bonnes adresses, dans une ambiance bon enfant. Ils sont nombreux les français à brancher leur poste chaque dimanche sur France Inter, de 11 h à 12 h, alors je confesse avoir un peu le trac... Pour me détendre avant mon passage à l'antenne dimanche prochain, je crois que je jetterai mon dévolu sur des Forestines de Bourges, exquis bonbons nacrés fourrés de pralin chocolaté que je ramène ou tout autre délice sucré de Georges Marques, l'autre invité de l'émission. Passionné de bonbons depuis l'enfance, il a ouvert sur Paris une boutique de confiseries artisanales aménagée comme une salle de classe des années 50, le bonbon au Palais. Il délivrera à l'antenne des anecdotes historiques sur les bonbons des régions de France que nous aimons tant ! Pour vous donner un avant-goût de cette émission, je vous propose de réaliser des roudoudous au caramel salé... A dimanche prochain !

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Gâteau elfique

gateauelfique.jpgL'homme-ours est un grand fan du Seigneur des Anneaux. Quand je l'ai connu, il m'a vite parlé de son intérêt pour le médiéval-fantastique et notamment l'univers de J.R.R. Tolkien. Si au départ ces histoires d'elfes, d'orques et autres hobbits me laissaient plutôt circonspecte, j'ai appris à aimer ce monde dans lequel l'écrivain anglais délivre de beaux messages d'espoir, de courage et d'amitié. La recette que je vous propose est inspirée du fameux pain elfique que Galadriel donne à Frodon et Sam, pour leur permettre de se nourrir tout au long de leur voyage jusqu'au Mordor. Appelé "Lembas", il ressemble à une fine galette dorée "nourrissant la volonté et donnant une force d'endurance, ainsi qu'une maîtrise des nerfs et des membres dépassant celle des simples mortels". Dans le langage des Elfes gris, "lembas" signifie "pain de route" ou "pain de voyage". C'est dans cet esprit que j'ai conçu ce gâteau, riche en graines et en fruits secs, et pouvant se conserver longuement. Pour éviter de ressentir le coup de barre induit par la consommation de sucre rapide comme le sucre de canne, j'ai ajouté à la pâte du sirop d'agave. Grâce à son index glycémique bas (clin d'oeil à Béné et à Marie Chioca !), ce nectar de cactus a l'avantage de se distiller lentement et durablement dans le sang. Bien entendu, vous ne servirez pas ce gâteau à la fin du repas. Il est beaucoup trop dense et énergétique. Comme le pain elfique, quelques bouchées suffisent à caler les plus grandes faims.

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A la sortie du four, je me suis dit qu'une croûte caramélisée composée de noisettes, d'amandes, de noix, de graines de courges et de canneberges lui donnerait un total look ! Vous verrez, c'est vraiment amusant de sertir tous ces petits bijoux sur le gâteau. Au niveau du découpage, il convient d'utiliser un bon couteau à dents. Et si des morceaux tombent, mangez-les ! Ils forment des pépites de mendiants irrésistibles...

Comme je l'ai fait pour la première fois hier, je ne peux pas vous indiquer sa durée de conservation, mais à vue de nez, il doit bien se conserver 15 jours (j'éditerai l'article en temps venu). Offrez ce beau gâteau à un sportif, un ami en convalescence, un étudiant qui passe des examens, une jeune maman qui vient d'accoucher ou à votre conjoint s'il doit passer l'après-midi à fendre des bûches. Sinon, faites-le rien que pour vous et mangez-en une tranche au petit-déjeuner (pas deux !)...

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