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Houmous de petits pois

houmousdepetitspois.jpgMe revoilà après quelques semaines d'absence ! Pour tout vous dire, j'ai eu plein de projets sur le feu, comme un nouveau manuscrit à livrer à mon éditrice (encore ?!). En fin de courses, je dois forcément me plonger dans ma bulle pour achever mon travail correctement (je suis là, sans être là, vous voyez ?). Certains d'entre vous auront probablement découvert le thème, mais je vous en reparlerai cet été, lors de sa parution.

La petite maison dans la prairie

prairie.JPG L'autre projet qui m'a pris du temps (et qui risque de mettre le blog en pause quelques semaines), c'est mon futur déménagement/emménagement. Nous quittons enfin notre maison actuelle pour une jolie fermette avec une grange, des dépendances en pierres et une prairie inondée de fleurs sauvages ! Les raisons de ce changement ? L'envie de vivre dans un endroit moins pollué, loin des vergers de pommes cultivées en conventionnel et arrosées sans cesse par des produits phytosanitaires toxiques. Le déclic s'est fait l'année dernière, pendant la rédaction de l'Appel gourmand de la forêt, après avoir dû rester (comme tant de fois) calfeutrée à la maison, parce que dehors, une odeur nauséabonde et une fumée opaque me décourageaient d'ouvrir les fenêtres. Matin, midi, soir, le dimanche, parfois même jusqu'à 20 heures. Triste réalité qu'est celle de notre campagne...

L'homme-ours et moi avons donc décidé de changer de crémerie, pour nous, notre santé et celle de nos enfants. Même si nous pouvons profiter les week-ends et les vacances de la forêt, nous allons désormais évoluer au quotidien dans un environnement plus sain, cultiver enfin un potager comme bon nous semble et repartir sur de bonnes bases !

Kaïzen, un magazine pour changer le monde pas à pas

pierrerabhi.jpgEnfin, la troisième raison de cette petite absence, c'est ma collaboration au magazine Kaïzen, un nouveau bimestriel dirigé par l'équipe de Pierre Rabhi. Beaucoup d'entre vous connaissent ce paysan pionnier de l'agriculture biologique, écrivain, philosophe, maître à penser de nombreux écologistes (politiques, journalistes et artistes), fondateur de Terre & Humanisme, du Mouvement Colibris et de la campagne Tous candidats en 2012.

Sa vision du monde, développée dans ses ouvrages, lors de ses conférences, ses passages à la radio et à la télé, offre de belles pistes de réflexion pour l'avenir. Il place l'homme au coeur du changement, pour une société plus équitable, plus juste et prône une idée qui commence à faire son chemin : la sobriété heureuse. Ce principe peut être défini par la nécessité de faire mieux avec peu, de se féliciter de choses simples mais authentiques, de produire au lieu de détruire et de s'inscrire dans l'Être plutôt que dans l'Avoir... Pour en savoir plus sur cet homme visionnaire, découvrez le portrait que ma collègue journaliste Danièle Boone lui a consacré.

magazinekaizen2.jpgEn début d'année, Yvan Saint-Jours, rédacteur en chef du magazine Kaïzen (et de La Maison Écologique) m'a confié la rédaction de 5 pages dédiées à la cuisine sauvage et bio. Imaginez ma joie de rejoindre l'équipe des colibris dont ma copine Anne-Sophie Novel fait partie ! Dans ce journal, il est surtout question d'initiatives et d'exemples écologiques à suivre, d'idées simples à mettre en pratique pour faire sa part du colibri, le tout agrémenté de belles photos réalisées pour la plupart par Pascal Greboval et Fanny Dion. Distribué dans tous les points de presse, on peut également s'abonner directement sur le site de Kaïzen.

Et pour conclure sur une note verte...

Voici une recette publiée justement dans le numéro de mai-juin : un houmous de petits pois. Bien entendu, cette tartinade onctueuse doit être réalisée à partir de petits pois frais, encore blottis dans leur cosse. Comme la recette libanaise à base de pois chiche, cette version printanière comporte de l'ail, du jus de citron, de l'huile d'olive et une purée d'oléagineux (le tahin à base de sésame a été remplacé par de la purée d'amande). A déguster pour l'apéro avec du pain plat, dans un sandwich avec plein de graines germées ou en remplacement de la mayonnaise, ce houmous ressemble à s'y méprendre à de la guacamole. Servez-le à vos invités sans rien dire et laissez leur deviner le légume qui le compose... Je vous dis à bientôt et j'espère que vous me pardonnerez ma prochaine absence (j'ai un nid douillet à aménager !).

J'oubliais, vous avez jusqu'au 11 mai pour participer au concours organisé par le site Fruits Séchés et tenter de gagner mon dernier livre : Délices déshydratés !

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Délices déshydratés

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Comme vous pouvez le voir, la "famille" s'agrandit ! J'ai le plaisir de vous présenter mon petit dernier, Délices déshydratés paru chez La Plage. Il s'agit d'un livre de recettes plutôt inédites en France, mais relativement connues outre-Atlantique, notamment auprès des adeptes de la cuisine raw (comprenez "cru", "brut"). Les crudivores redoublent de créativité culinaire pour varier leurs menus, tout en respectant le principe zéro cuisson.

L'idée, ce n'est pas simplement de faire sécher des fruits mais de composer de vraies recettes qui révèlent leur saveur et leur texture (souple ou croustillante) une fois déshydratée. On émince à la mandoline, on fait tremper des graines, on mixe, on étale à la spatule, on découpe au couteau (parfois même aux ciseaux !), on façonne des boulettes, on fait sécher (au four ou au déshydrateur), puis on goûte...

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Des chips de légumes (à servir pour l'apéro, les invités seront surpris de manger de la patate douce crue !), des cuirs de fruit (ce sont les rouleaux que vous voyez sur la première photo du billet et ci-dessous, "jaune et rouge à petits pois"), des crackers ou biscrus salés (désormais commercialisés en bio par cette marque éponyme), des barres de céréales ultra-nourrissantes, des petites pâtisseries moelleuses... Bref, une kyrielle de recettes étonnantes par leur saveur et surtout leur haut pouvoir nutritionnel. Dans mon livre, vous retrouverez en images tous les tours de main techniques (pas très compliqués, vous verrez), des explications sur l'intérêt de faire tremper ses graines (notamment les graines de lin), les différentes façons de customiser les cuirs de fruit (en les transformant par exemple en barquettes, en tulipes croquantes ou en spaghettis).

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Parmi toutes les recettes du livre, j'ai deux gros coups de coeur. Le premier a fait l'unanimité à la maison, auprès de mes amis, de ma famille : le cuir de fruits. C'est juste divin et addictif. Il s'agit d'une purée de fruits crus (un smoothie en somme), additionnée d'un peu de sucre de canne, étalée finement sur le plateau du déshydrateur, puis séchée durant plusieurs heures. On obtient alors une grande feuille très fine, souple comme du cuir mais déchirable comme du papier. La première fois que l'on touche cette mince pâte de fruits crue et séchée, on est littéralement bluffée par sa texture. Puis, vient ensuite la dégustation qui généralement se solde par un : "Tu en as fait d'autres ? C'est trop bon ! Cela ressemble aux délicieux sticks de fruit de la marque Na ! ". J'ai longtemps cherché le créateur de cette recette (en vain) pour le remercier d'avoir inventé un tel délice...

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La deuxième recette dont je suis fan, ce sont les crackers. Ci-dessus, une version indienne au curry, à la carotte, aux noix de cajou et aux graines de sésame. Ces biscuits sont aussi croustillants que les traditionnels crackers cuits mais bien plus nourrissants. Les déclinaisons sont infinies et se composent au gré des saisons, de ce qui vous reste dans les placards ou le réfrigérateur. Ah oui, il y a aussi la recette de granola cru au sarrasin de Clotide Dusoulier (enfin de son amie Poppy, que l'on remercie). Ce sont des petites pépites très croustillantes, agrémentées d'une multitude de graines, un régal au petit-déjeuner (la Belette carbure à cela le matin).

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Alors, tentés ? En bonus, une recette qui va bientôt être de saison : le cuir de fraises. Les gariguettes françaises commencent à arriver sur les étals (mais pas encore en bio, patience...) et sous cette forme, les arômes sont encore plus présents. Du brut de fraises à consommer sans modération !

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Quand j'ai commencé à travailler sur ce projet, j'ai vite ressenti le besoin d'acquérir un déshydrateur. Disons que c'était surtout un bon alibi pour acheter l'Excalibur 9 plateaux dont je rêvais depuis longtemps (mine de rien, j'en ramasse des champignons, des herbes et des fruits) ! Ce n'est pas seulement le four des crudivores, mais aussi un allié pour la ménagère qui souhaite conserver ses récoltes sans risque et réaliser des recettes originales, associant goût et nutrition. Si vous ne souhaitez pas en acheter, ce n'est pas un souci : toutes les recettes du livre peuvent se faire au four. Et au niveau de la consommation en électricité, elle est quasiment équivalente (je réponds à cette question, souvent récurrente, dans l'introduction). Les bricoleurs peuvent aussi construire un séchoir solaire, pour le coup très économique en terme d'énergie.

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Sinon, j'ai une bonne nouvelle, le site fruis-seches.com organise un concours pour gagner 5 exemplaires de mon livre...

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Biscuits "à goutte" à la farine de blé complète et smoothie kiwi ~ lait d'avoine


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J'aime les pâtisseries simples, rapides à réaliser, authentiques, sans chichi... Fut un temps, je me passionnais de macarons, de beaux et gros gâteaux élaborés. Quand on cuisine, il est normal de vouloir créer à un moment donné des desserts haute-couture, avec de la technique et tous les ustensiles qui vont avec. Désormais, ce n'est plus du tout ma tasse de thé et je préfère largement réaliser des crumbles, des puddings (à la fraise ou au chocolat), des cookies, des carrés aux flocons d'avoine ou des gâteaux anciens. Pour résumer, je suis devenue une grande fan des pâtisseries anglo-saxonnes !

Quand j'ai appris que mon éditrice (La Plage) allait faire traduire et publier le fameux livre de Kim Boyce, Good to the grain ("Les douze farines"), j'étais aux anges ! Il fait un carton aux États-Unis et en Angleterre et même les blogueuses de renom le plébiscitent, comme Heidi Swanson, l'auteur du blog 101 Cookbooks et du best-seller "Super Natural Every Day", Luisa Weiss de the Wednesday Chef (et accessoirement son éditrice !) ou encore sur les auteurs de la communauté culinaire the Kitchn.

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Comme le précise le sous-titre, ''Good to the grain'' est un vrai manuel de pâtisserie aux céréales complètes. Kim Boyce nous donne toutes les ficelles pour utiliser et sublimer ces farines à qui l'on reproche de rendre pains, gâteaux et biscuits trop compacts, ou "étouffe-chrétien, pour reprendre les termes de Clea (qui a signé la préface de la version française). Elle le dit très bien d'ailleurs...

"Kim Boyce explique assez simplement les facteurs qui rendent les farines complètes plus difficiles à travailler et décrit avec précision les textures et les saveurs qui rendent unique chaque farine."

Au total 12 farines passent entre les mains de cette chef de la côte ouest américaine : blé complet, amarante, orge, sarrasin, maïs, Kamut, farine multicéréale, avoine, quinoa, seigle, épeautre, teff. Et les recettes proposées sont aussi gourmandes les unes que les autres, avoir un point d'honneur sur la simplicité et l'authenticité du goût.

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J'ai déjà testé pas mal de recettes et le point fort de ce livre, c'est la facilité et la précision des recettes. Comme vous pouvez le constater sur les photos, elles ont aussi ce petit côté "roots" que j'adore. La présentation des gâteaux, tout juste sortis du four, montrent qu'ils sont vraiment à la portée de tous.

Pour illustrer mes propos, je voulais vous transmettre une recette étonnante, qui se réalise en 10 minutes montre en main : des biscuits "à goutte" (drop biscuits), typiquement américains. Le concept de préparation m'a plu d'emblée. Il s'agit d'une pâte à base de farine de blé intégrale et type 65 (blanche), de la poudre à lever, de sucre et de crème fraîche, rien de plus. Étant relativement molle (pour une pâte à biscuits), on la prélève avec une cuillère à soupe et on la laisse tomber sur la plaque à pâtisserie (en l'aidant un peu avec le doigt).

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En observant la tenue de la pâte et la présentation des biscuits après 35 minutes de cuisson, j'avoue que j'étais assez dubitative quant au résultat en bouche. Et là, surprise ! Des petits gâteaux ultra-croquants en surface (et ce, grâce au sucre déposé sur les cuillères de pâte avant cuisson) et moelleux à coeur, comme des petits pains au lait. Pour les accompagner (et faire trempette !), je me suis dit qu'un smoothie au kiwi et au lait d'avoine pourrait être pas mal. Notre dernier fruit de saison a bien rempli son contrat, sa pulpe acidulée se marie agréablement avec le goût de pain chaud des biscuits "à goutte".

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Pour conclure, je dirais que j'ai été également sensible à l'histoire de Kim Boyce. Elle, cette ancienne chef d'un restaurant gastronomique à Los Angeles, habituée à réaliser des pâtisseries "de luxe" (avec de la farine de blé blanche), qui du jour au lendemain, est retournée dans le cocon familial pour cuisiner et expérimenter des pâtisseries du quotidien, plus nourrissantes, plus savoureuses, à base de farines complètes.

Kim Boyce : "Qui se serait douté qu'après des années passées à réaliser des financiers, des sabayons et de la pâte à choux, ce serait un humble pancake qui allait bouleverser mes habitudes culinaires ?"

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Ma salade énergie

saladeenergie1.JPGJe voulais partager avec vous une recette que je réalise au moins trois fois par semaine. Une grande salade avec plein d'herbes, de légumes et de graines qui cale les grandes faims, même celles des hommes-ours ! Elle est tellement généreuse et nourrissante qu'il vous restera peu de place pour le dessert. Et souvent quand je la prépare, je me dis que c'est typiquement le genre de salades que je servirai si j'avais un restaurant. Cette recette, déclinée selon les produits maraîchers de saison, répond à l'équation gourmande suivante : de la salade verte (feuille de chêne, batavia, laitue, mâche, endive...), des jeunes pousses (épinard, roquette, persil plat, pourpier...), un légume-racine râpé (carotte, betterave, céleri-rave) ou émincé finement, comme ici (radis, navets...), du chou en hiver (blanc, rouge, chinois) ou des tomates anciennes en été, un fromage détaillé en petits dés (tome de brebis, comté, roquefort) ou des toasts de chèvre doré, un fruit à coque torréfié rapidement à la poêle (amande, noisette), des graines de courge, de tournesol, de lin et enfin, des graines germées (alfafa, radis, fenouil, brocolis...). Le tout arrosé par une vinaigrette enrichie de purée d'amande et vous voilà avec une belle et grande salade énergie !

saladeenergie.JPGAu niveau de la présentation, il y a une technique bien spécifique. Tout d'abord, il faut superposer les ingrédients dans l'ordre énoncé ci-dessus, les empiler avec légèreté, en prenant de la hauteur avec les mains suspendues au-dessus de l'assiette. Comme si vous vouliez les semer. Votre salade, officieusement structurée, aura une allure de salade un peu fofolle (comme dirait Jamie Oliver).

Vous pouvez très bien la préparer un peu à l'avance puisque les ingrédients ne sont pas mélangés. Il suffira simplement d'ajouter la vinaigrette crémeuse au dernier moment. Le printemps est là, avec ses pissenlits, ses pâquerettes, ses violettes, alors pensez à égrainer leurs pétales sur cette salade pour lui insuffler un vent de poésie... Très bon week-end à tous !

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Récolter l'eau de bouleau

recoltebouleau1.jpgLe printemps est là, quasi immobile à travers nos yeux d'humains. Et pourtant, quelques signes laissent présager son arrivée. Le passage des grues se dirigeant vers la Scandinavie (il y a une dizaine de jours déjà), le rouge-gorge et autres passereaux du jardin désertant peu à peu la mangeoire pour chanter avec enthousiasme , la percée des jeunes pousses de ficaire fausse-renoncule, de violette, d'ortie et de pissenlit... Primevères et forsichia se font encore attendre. En forêt, une énergie invisible, silencieuse et incroyablement puissante car défiant les forces de la gravité commence à envahir tout l'espace, de la pointe des racines des arbres à leurs bourgeons naissant : c'est la montée de sève ! Avez-vous déjà goûté à cette eau vivante ? Savez-vous comment la prélever ? Si vous êtes intrigué, motivé et intéressé, je vous propose de vous apprendre à récolter l'eau de bouleau, samedi prochain, le 17 mars de 10 heures à 12 heures, dans ma forêt d'Allier.

Au programme, visite d'une grande boulaie au coeur du domaine, cadre réglementaire de la récolte, histoire du bouleau à travers les siècles (traditions, croyances et folklores), intérêts thérapeutiques de son eau, percée de l'écorce et prélèvement de la sève, rebouchage du trou, conservation de la sève... Les personnes ayant entre leurs mains mon dernier livre sur la forêt sauront comment faire, mais comme la percée d'un arbre n'est pas un geste anodin, je propose aux lecteurs du Berry et de l'Allier ce petit stage d'initiation. Chacun repartira avec le savoir et un litre d'eau de bouleau fraîchement récoltée !

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Cette formation est organisée par l'ADATER, une association d'éducation à l'environnement située à Château-sur-Allier (à 1 h de Bourges, 40 min de Moulins et 30 minutes de Nevers). Je vous en avais déjà parlé dans cet article consacré à la cueillette des champignons et depuis quelques temps, je me suis rapprochée de cette association très active, qui propose pas moins de 65 animations sur le thème de la nature :

- Jardinage (BRF, tressage de l’osier au jardin, taille des fruitiers),
- Cuisine sauvage (botanique, cueillettes et recettes),
- Observations ornithologiques,
- Biodiversité de la mare,
- Descente en canoë sur l’Allier,
- Formations champignons,
- Vannerie sauvage (fabrication au couteau d’un panier avec du saule, du noisetier, de la ronce …).

Pour consulter le programme de leurs animations, cliquez ici.

Cet article est l'occasion aussi pour moi de vous parler du blog d'Arnaud Bayle, l'un des deux animateurs nature de l'ADATER responsable du jardin-refuge de l'association. Vous pouvez découvrir dans quel cadre idyllique sont proposées ces animations ! Un potager, des arbres fruitiers, une faune et une flore très riche, une mare, des nichoirs, des mangeoires pour les oiseaux, des hôtels à insectes, des murets en pierres sèches... C'est un lieu de biodiversité exceptionnel, un exemple à suivre et à reproduire dans nos jardins.

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Sur ce, je vous laisse, je pars directement dans ma forêt pour percer mes premiers bouleaux ! Pour vous inscrire, lire la suite...

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Confiture de kumquat et de potimarron

FQuand j'ai vu sur les étals du Biocoop de Bourges une corbeille remplie de kumquats, je n'ai pas pu résister. La curiosité avant tout... Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion d'en voir (ou peut-être dans les supermarchés, je ne m'en souviens plus). Que vois-je sur l'étiquette ? Provenance : la Corse. On ne peut pas faire plus local ! D'emblée, j'ai voulu les confire au sucre, comme les petites clémentines (corses) que je prépare pendant les fêtes. Et puis, surprise, en les coupant en deux, je me suis aperçue qu'il y avait pas mal de pépins et que cela pourrait être gênant à la dégustation (certaines variétés hybrides n'en ont pas). Deuxième surprise : le goût. Étonnamment acidulé (ne pas se fier à la couleur orange !). Du coup, j'admets avoir été en panne d'inspiration... Direction le blog de JP, la cuisine du jardin (une référence pour moi) pour y dénicher quelques idées. Même si son kumquatcello et son eau aromatisée aux zestes de kumquats étaient très tentants (il fait beau mais pas encore chaud), j'ai décidé de me rabattre sur une valeur sûre : la confiture. Comme je n'avais pas suffisamment de kumquats pour en faire une tournée de quatre pots, j'ai jeté mon dévolu sur du potimarron. J'avais ouï dire que le tandem agrumes et courges fonctionnait très bien et cette recette le prouve : la saveur sucrée de la cucurbitacée mêlée aux senteurs toniques du kumquat est délicieuse ! Si vous ne trouvez pas de kumquats, pas de problème, remplacez-le par de la bergamote ou des petits citrons.

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Gratin de crêpes fourrées aux poireaux et aux shiitakés

gratindecrepespoireaushiitakes.jpgLa chandeleur est passée mais heureusement que nous n'attendons pas cette fête pour faire des crêpes ! La recette que je propose est inspirée de la ficelle picarde. Il y a des années, je m'étais rendue à Amiens et avais goûté à cette spécialité du terroir dans un tout petit restaurant qui ne payait pas de mine. Je me souviens de la serveuse qui m'avait ramené, tout sourire, un beau plat en terre cuite rempli de crêpes fourrées au jambon, aux champignons et gratinées au fromage. De mémoire, il faisait froid et ce plat avait autant comblé ma faim que mon envie de me réchauffer. La ficelle picarde a été créée dans les années cinquante par Marcel Lefèvre, dans le cadre d'une foire exposition. Comme dans toutes les recettes du terroir, beaucoup de personnes tentent de les reproduire le plus fidèlement possible. Alors parfois on pinaille, on dit qu'il faut des échalotes ou pas, de la béchamel ou de la crème fraîche, bref, le principal à mes yeux, c'est de choisir de bons produits et de se régaler. Dans cette version complètement revisitée, j'ai simplement gardé le principe de la crêpe fourrée, ici avec des poireaux, des shiitakés et une béchamel pas comme les autres...


Un champignon venu d'Asie mais cultivé en France...

Pourquoi ne pas mitonner cette recette avec des champignons des bois ? Eh bien, on ne peut pas dire qu'on en trouve vraiment à cette saison et je n'avais pas envie de vous dire de prendre des congelés (ça dépanne, mais je préfère proposer "du frais" sur Cuisine Campagne !). Et pourquoi pas des champignons de Paris ? Également disponibles en bio, ils sont très bons et parfumés, mais cette fois-ci, je voulais vous parler d'un champignon dont la senteur boisée rivalise haut la main avec les autres champignons de couche : le shiitaké.

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Connu également sous le nom de lentin de chêne, ce champignon originaire des forêts d'Asie du sud-est (particulièrement apprécié des Japonais) est désormais cultivé en France et en bio. On aime tout chez lui. Sa texture ferme et non gélatineuse (reproche souvent donné aux cèpes), sa très bonne tenue à la cuisson, la puissance de son parfum qui permet de relever les plats en un coup de baguette magique !

Un livre qui lui est à 100 % dédié

N'oublions pas sa teneur en lentiane, puissant antioxydant qui le désigne comme un aliment anti-cancer. Je n'ai pas cherché sur le net pour trouver toutes ces infos, mais dans le précieux livre de Anne Brunner qui dresse un portrait à la fois technique et gourmand du shiitaké. Pour aller plus loin, Anne nous propose sur son blog deux articles très intéressants sur la culture des champignons de couche et sur la fabrication des shiitakés. La préparation de ces champignons est aisée car il n'est pas nécessaire de les laver. En effet, ils ne sont pas cultivés dans la terre, mais dans un substrat à base de paille de blé et de graines de millet bio (servant de support au mycélium). Aucun insecte ne vient contrarier en outre leur développement, puisque la cave dans laquelle ils poussent répond à des normes d'hygiène stricte.

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Une béchamel inratable !

Pour ma recette de crêpes fourrées, j'ai donc préparé une garniture terrestre à base de poireaux émincés et de shiitakés (ils demandent au moins 10 minutes de cuisson). Afin de lier le tout, j'ai réalisé une béchamel "anticonformiste" (je vous vois déjà froncer les sourcils !). C'est Anne, qui une fois de plus, m'a inspirée. Avant de faire ses lasagnes aux orties dans le cadre de notre projet commun, je faisais la béchamel de manière classique. Un "roux", c'est-à-dire du beurre fondu, additionné de farine de blé puis mouillé avec du lait (un peu enquiquinant parfois, à cause des grumeaux si l'on ne prête pas attention à sa préparation).

En utilisant de la crème de riz, c'est tellement plus facile ! Il s'agit de farine de riz complet précuite et présentée sous forme de poudre, que l'on ajoute aux préparations liquides pour les épaissir (comme la Maïzena). Naturellement sans gluten, elle a l'avantage d'être très digestible. Avec elle, rien de plus simple, vous versez 500 ml de lait (de vache ou végétal) dans une casserole, vous ajoutez 50 g de crème de riz, vous fouettez, vous portez à ébullition pendant deux minutes et c'est prêt. Comble du bonheur, cette béchamel est moins grasse que la traditionnelle, plus nourrissante et surtout, elle ne fait jamais de grumeaux !

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Je sais, il n'est pas toujours évident de sauver quelques crêpes au goûter pour les faire en salé le soir... Mais tenez bon ! Vous serez ravis de pouvoir déguster ces rouleaux tendres à coeur, gratinés en surface et croustillants sur les bords.

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