Cuisine Campagne
  • Home
  • Index des recettes
  • Mes livres
  • Portfolio
  • A propos
  • Me contacter
  • Home
  • Index des recettes
  • Mes livres
  • Portfolio
  • A propos
  • Me contacter

Cuisine Campagne

* Food, nature and green lifestyle *

Sagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courge

par Lilo 18 novembre 2009
Écrit par Lilo 18 novembre 2009

((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/sagamite1.jpg))Si une machine à remonter le temps vous donnait __la possibilité de vivre à une autre époque__, laquelle choisiriez-vous ? Pendant longtemps, je n’en avais aucune idée, contrairement à d’autres personnes qui rêveraient d’être dans la peau de chevaliers du Moyen-Âge ou d’intrigantes à la cour des Rois de France. __[Être quelqu’un d’autre|http://www.youtube.com/watch?v=Xk8gO2NRf7k&feature=related]__, comme dirait la Grande Sophie… Et puis dernièrement, en revoyant Danse avec les loups et en écoutant des chanteuses neo-folk, comme [Alela Diane|http://www.youtube.com/watch?v=G-_-l_NaDcw] – [que j’adore |http://www.wikio.com/video/1493510] – ou [Mariee Sioux|http://www.myspace.com/marieesioux], je trouvai enfin la réponse à cette question. Elle résonna en moi comme une évidence, __j’aurais aimé faire partie d’une tribu amérindienne du grand Nord__. Leur société, articulée selon des coutumes et des rites liés à la nourriture, à la survie dans une nature grandiose, mérite que j’en parle ici. __La sagamité ?__ Quel drôle de nom… Il s’agit en fait de __la soupe de maïs quotidienne des autochtones du Canada__. Leur culture culinaire est passionnante et c’est grâce au livre « [Cuisine amérindienne|http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/2761913183%3FSubscriptionId%3D1397DCWT1AAEF9921AG2%26tag%3Dwikio-21%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D12742%26creativeASIN%3D2761913183] » écrit par deux experts, Françoise Kayler et André Michel, que j’ai pu en savoir davantage. Avant de connaître les détails gourmands de ce potage d’un ancien temps, je vous propose de traverser l’Atlantique, à la découverte d’__un peuple qui savait se nourrir__.%%%

%%% ((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/carteamerindiens.jpg|tribus amérindiennes|d))++__La cuisine, noyau dur des coutumes amérindiennes__++ Le territoire des indiens d’Amérique du Nord étant très large, il n’y a pas une mais __plusieurs cuisines amérindiennes__. Pourrait-on dire d’ailleurs qu’il existe une cuisine européenne ? Qu’ils soient chasseurs, pêcheurs, cueilleurs nomades, agriculteurs ou sédentaires, ces hommes et ces femmes vivaient en __harmonie avec une nature__ qu’ils n’ont jamais considérée comme une propriété ou un droit, mais comme __une chance qu’il fallait préserver__. Ils ne prélevaient en effet que ce qui étaient nécessaire à leur consommation. __Les Algonquins__, chasseurs nomades de la côte est, avaient par exemple un régime très varié, composé de __petits gibiers__, de __poissons__, de __fruits__ aux beaux jours et de gros gibiers en hiver. Cette tribu récoltait d’ailleurs l’eau des __érables à sucre__. Les Iroquois, sédentaires et agriculteurs, cultivaient quant à eux « les trois sœurs nourricières d’Amérique », __le maïs, la courge et le haricot__, et chassaient seulement en cas de nécessité. Quels indiens consommaient __le légendaire bison__ ? Les amérindiens des plaines dont le mode de vie était intimement lié à ce mammifère, le plus grand animal terrestre du continent (1,80 m au garrot, rien que ça). Plus à l’ouest, d’autres tribus se nourrissaient essentiellement de poissons mais aussi de __coquillages, otaries, phoques et baleines__. %%% __++La sagamité, le plat commun à tous les amérindiens++__ ((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/sagamite2.jpg))%%%Malgré une alimentation très diverse selon les régions, la sagamité faisait partie du repas traditionnel de tous les amérindiens. Les tribus nomades pouvaient en effet se procurer du maïs auprès des sédentaires en le troquant contre des fourrures. Son nom viendrait de l’algonquin  » »sagamitéou » », désignant toute forme liquide. Préparée de __diverses façons__, elle était tantôt composée de farine de maïs bouillie, tantôt de grains frais, parfois grillés, souvent écrasés au pilon. On y ajoutait __du petit gibier, du poisson frais ou fumé, des herbes aromatiques__ telles que le pourpier. Nourrissante, étonnante par __sa saveur légèrement sucrée__, elle est meilleure lorsqu’elle est préparée avec des épis de maïs. Vous en trouverez sous vide en épicerie bio, tout comme la farine de maïs ou les __graines de courge__ qui composent les biscuits servis avec ma version revisitée de la sagamité. %%% ++__Des européens à la fois déroutés et envieux__++ Quand les européens arrivèrent sur le continent nord-américain, ils qualifièrent les indiens de __sauvages__. Ce constat était surtout lié aux rites alimentaires de ces tribus qui vivaient sous __des toits de peaux de bêtes__, ne mangeaient __pas de plats élaborés, sophistiqués – comprenez « rôtis », la grande mode en Europe__. Pire, ils consommaient __de la viande crue__ ! Puis, en se penchant un peu plus sur la question, les blancs comprirent que leur art de vivre était sain et pérenne. Peu de hiérarchie, une liberté d’actes et de paroles, une société orientée sur la cuisine, la famille, l’art, aucune famine ou maladie qui ravagent ces peuples, contrairement au vieux Continent… Jacques Cartier a d’ailleurs souligné dans ces écrits un paradoxe : l’abondance et la facilité d’accès aux ressources alimentaires ne poussaient pas les amérindiens à se nourrir copieusement. Même si un chaudron de sagamité était constamment accessible, ils ne prenaient que__ deux repas par jour__, pratiquaient parfois le jeûne lors de périodes de chasse. Selon plusieurs sources, cette frugalité s’explique par __la richesse nutritive du maïs__. En revanche, ils savaient profiter des festins de guerre durant lesquelles cerfs, ours, brochets et saumons étaient disponibles à profusion. Dans les récits de colons, la plupart s’accordaient pour dire que __la cuisine amérindienne était savoureuse, étonnante et authentique__. %%% ++__Des savoir-faire et des pratiques insolites__++ ((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/amerindienne.jpg|amérindienne|d))Étant dépourvus de récipients en métal (chaudrons en écorce de bouleau, en terre cuite, en peau, scellés par de la sève de conifères ou de la graisse animale), les amérindiens avaient inventé __une technique très originale pour faire bouillir l’eau__. Ils faisaient brûler de grosses pierres, les jetaient dans l’eau et les remplaçaient régulièrement par de nouvelles pierres bouillantes, jusqu’à ce que la viande ou le poisson soient cuits. Ce procédé a vite été abandonné avec l’arrivée de l’homme blanc qui fournit des chaudrons en cuivre. Les plats amérindiens sont classés selon trois types de préparation : __le cuit, le cru et le pourri__. C’est certainement le troisième point le plus intrigant ! Certaines tribus consommaient du  »léindohy », un plat __de jeunes épis de maïs bien tendres qui étaient mis à macérer dans des mares d’eau croupie__ pendant de longues semaines. Les femmes les frottaient ensuite avec des cendres, les lavaient et les ébouillantaient pour en faire une soupe épaisse. Selon les dires des colons présents lors de cette préparation déroutante, elle dégageait une odeur particulièrement nauséabonde. Ne faisons pas la grimace et pensons aux effluves d’un Munster ou d’une sauce asiatique à l’huître ! %%% ++__Des hommes au visage pâle…__++ Rien ne me lie à ce peuple et pourtant, son mode de vie et __les souffrances que les blancs lui ont infligées__ m’ont toujours touchée. Par exemple, un certain général William T. Sherman avait compris que la survie des indiens de plaine dépendait de leurs ressources naturelles. Ainsi, il déclara en 1867 qu’il fallait __ » »d’abord, régler son compte au [bison|http://fr.wikipedia.org/wiki/Bison_d’Am%C3%A9rique_du_Nord], ensuite, régler leur compte aux Indiens » »__… Il précisa plus tard, en parlant des chasseurs de bisons :  » »Qu’on les laisse tuer et écorcher les bisons jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus, puisque c’est là le seul moyen d’apporter une paix durable et de permettre à la civilisation de progresser dans ce pays » ». Heureusement en 1894, les fondateurs du __[parc de Yellowstone|http://www.nps.gov/yell/index.htm]__, le plus ancien site naturel protégé au monde, placèrent __quelques dizaines de bisons afin de sauvegarder l’espèce__. Avant l’arrivée des Buffalo Bill, on estimait la population de bisons à 70 millions, et à ce jour, il n’en reste que 50 000 à l’état sauvage. ((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/livrecuisineamerindienne.jpg))%%%Malgré mes recherches, je n’ai pas pu savoir si les amérindiens chassaient et cuisinaient avec un certain respect de leur environnement dans le but ultime de maintenir leurs ressources. A supposer que non, on peut en revanche estimer qu’__ils étaient écologistes avant l’heure__, des modèles sur lesquels l’homme moderne aurait dû prendre exemple. La cuisine était pour eux le point de départ de leur art de vivre. __Qu’en est-il de notre société ?__ Les auteurs du livre « Cuisine Amérindienne » mentionnent dans un chapitre cette belle citation de Levi-Strauss : %%% __ » »Ainsi peut-on espérer découvrir … comment la cuisine d’une société est un langage dans lequel elle traduit inconsciemment sa structure, à moins que, sans le savoir davantage, elle ne se résigne à y dévoiler ses contradictions. » »__ Je vous laisse réfléchir sur ce sujet et espère que ces brèves d’histoires amérindiennes vous auront donné envie de préparer cette soupe et bien d’autres choses encore…%%% %%% ++__Ingrédients pour 4 personnes__++%%% __Pour les biscuits à la farine de maïs et aux graines de courges__ d’après [une recette excellente de Palais des Lys|http://palaisdeslys.canalblog.com/archives/2008/10/02/10726019.html] %%% 60 g de farine de blé – 60 g de farine de maïs – 50 g de parmesan râpé – 50 g de graines de courge – 1 cuillère à café de levure chimique – 2 pincée de piment en poudre (Cayenne, Espelette…) – 1 pincée de sel – 3 cuillères à soupe d’huile de tournesol – 80 ml d’eau froide%%% __Pour la sagamité__%%% 1 poireau – 2 petites carottes – 3 épis de maïs précuits (ou 200 g en boîte) – 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol – 200 g de truite fumée – 1,5 litre d’eau – 50 g de farine de maïs – 1 pincée de sel%%% __Temps de préparation__ : 1 heure%%% __Niveau__ : facile%%% __Coût__ : raisonnable%%% __PRÉPARATION DES BISCUITS__%%% 1. Préchauffez le four à 180°C. Mélangez tous les ingrédients secs dans un saladier. 2. Faites un puits, ajoutez l’huile de tournesol et l’eau froide. Pétrissez tous les ingrédients ensemble. Remettez éventuellement un peu d’eau si la pâte ne vous semble pas assez élastique. 3. Aplatissez-la sur le plan de travail. Glissez-la entre deux feuilles de papier sulfurisé et étalez-la finement. 4. Découpez la pâte en triangles fins, puis disposez-les sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. 5. Enfournez pendant 12/13 minutes, jusqu’à ce que les biscuits soient légèrement dorés. Laissez refroidir sur une grille. %%% ((http://www.cuisine-campagne.com/test/2009/11/sagamite3.jpg))%%%__PRÉPARATION DE LA SAGAMITÉ__%%% 1. Coupez le pied terreux du poireau, retirez les parties abîmées. Fendez-le en 4 dans le sens de la longueur puis rincez-le abondamment sous l’eau froide pour retirer la terre. Détaillez-le en tronçons de 2 cm de long. 2. Épluchez les carottes, lavez-les et émincez-les finement. 3. Versez l’huile de tournesol dans une cocotte. Ajoutez le poireau et les carottes. Faites cuire à feu modéré pendant 2/3 minutes. 4. Ajoutez l’eau, poursuivez la cuisson durant 5 minutes à compter de la reprise d’ébullition. 5. Prélevez les grains de maïs avec un couteau (étape non nécessaire si vous optez pour du maïs en boite), puis versez-les dans la cocotte avec la farine de maïs. Fouettez vivement, puis laissez mijoter pendant 10/15 minutes en mélangeant de temps en temps. 6. Coupez la truite fumée en lanières assez larges (4 cm de largeur). Au moment de servir, ajoutez-la dans la soupe encore chaude. 7. Servez dans des bols. Prenez votre manteau, glissez dans une poche les biscuits à la farine de maïs, installez-vous dehors, en forêt ou en plein nature si vous en avez la chance et dégustez cette soupe, tranquillement.

27 comments
0
FacebookPinterestEmail
Lilo

Article précédent
Petites crèmes à la vanille et au caramel
Article suivant
Gâteau léger aux nèfles et son coulis de chocolat aux noisettes

Vous aimerez aussi peut-être...

Soupe asiatique

Chips de légumes oubliés

Velouté de cèpes et de châtaignes

Roulés d’aubergine au chèvre et aux herbes

Griottes confites au vinaigre

Houmous, falafels aux petits pois et pain pita...

27 comments

MartinLuther 13 janvier 2026 - 13 h 36 min

Cet article montre à quel point la cuisine amérindienne était liée au partage, à la communauté et aux relations humaines. Ce sens du lien et de l’authenticité fait écho à ce que beaucoup recherchent aujourd’hui dans les rencontres modernes. À travers une application, il devient plus simple de créer une connexion spontanée, de rencontrer une fille ouverte à l’échange, ou simplement de vivre un moment intense basé sur l’attirance et le sexe. Parfois, une rencontre légère peut aussi être une étape vers plus de love ou une relation plus profonde, selon les attentes de chacun. Des plateformes comme https://www.becoquin.fr/rencontre-pour-une-nuit.html répondent justement à ce besoin de simplicité et de liberté, en laissant chacun choisir entre une aventure sans engagement ou le début d’une histoire qui pourrait mener à une femme, une épouse, ou simplement un beau souvenir partagé.

Reply
Laetitia 30 mai 2011 - 11 h 18 min

Lilo,

C’est avec un grand plaisir que j’ai à nouveau savouré chaque mot de cet article.
En effet, j’aime reparcourir et ton blog de temps à autre et y redécouvrir avec émerveillement des pépites telles que celle-ci.
Alors, c’est l’occasion de te remercier pour tout le travail que tu fourni, afin de nous apprendre plein de choses et partager ton amour de la nature.
Tu fais partie de celles et ceux qui me donnent chaque jour envie de cuisiner de bonnes et belles choses; alors encore une fois merci !

Reply
Valérie 18 décembre 2010 - 18 h 37 min

C’est en regardant ton post du 09/12/10 à propos du livre Pachamama que j’ai suivit le fil jusqu’à ce post qui m’intéresse au plus au point : au moment où tu l’as écrit, je ne pouvais lire régulièrement ton blog pour cause de vadrouille autour du monde et je venais notamment de quitter l’Amérique du Sud après (déjà !) 4,5 mois de voyage. En Équateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili, j’ai eu l’occasion de déguster de délicieuses soupes de maïs : elles ont toutes leurs variantes et je les ai toutes goutées avec plaisir ! Des soupes savoureuses, roboratives et qui réchauffent dans les ambiances glaciales des hauts plateaux andins comme dans celles ventées et neigeuses de la Patagonie… L’Amérique du Nord et du Sud semble avoir des traditions culinaires communes.

Je vais tester cette recette très prochainement histoire de retrouver les saveurs du voyage…

Reply
Lilo 1 décembre 2009 - 12 h 28 min

Frédérique, la maïzena, ce n’est pas de la farine de maïs, mais de la fécule de maïs. Effectivement, il faut toujours un peu la diluer dans de l’eau froide avant de l’incorporer dans une préparation liquide, pour éviter la formation de grumeaux. La farine de maïs est obtenue par broyage des grains secs, plus ou moins fine selon la qualité. Elle est utilisée pour faire du pain, des tortillas, des biscuits apéro épicés, des gâteaux… La fécule est en fait l’amidon contenu dans les grains de maïs (c’est un produit transformé et non brut comme la farine). Voilà tu sais tout maintenant 😉

Reply
Frédérique 30 novembre 2009 - 22 h 32 min

Euh, pour moi, « farine de maïs » c’est synonyme de « Maïzena ». Mais la Maïzena directement dans l’eau sans l’avoir diluée avant, j’ose pas imaginer. Donc ça ne doit pas être ça, d’autant que ça ne se trouve pas spécialement en épicerie bio. Il faut un autre type de farine de maïs?

Reply
ann ju 26 novembre 2009 - 21 h 48 min

passionnant, un plaisir de découverte. j’aime beaucoup les biscuits à la farine de maïs. bise

Reply
anne-laure 25 novembre 2009 - 18 h 36 min

Merci pour ce passionnant article et cette jolie recette qui fait envie. J’avais justement de la farine de maïs dont je ne savais que faire.
Aujourd’hui les indiens d’Amérique sont un des peuples les plus touchés par le diabète… A croire que l’alimentation moderne est très difficile à supporter pour leurs organismes marqués par des centaines d’années d’une alimentation saine. Quel ravage pour cette culture!

Reply
NIC 25 novembre 2009 - 12 h 05 min

A NOËL, on se lâche un peu….alors « Grand chef » pas d’hésitation: le livre réalisé par LILO S’IMPOSE ( il est SUPER) puis pour l’évasion : l’autre!

Reply
Sophie 25 novembre 2009 - 12 h 05 min

Moi qui suis toujours à l’affût de nouvelles recettes de soupes pour l’hiver, cette recette est mienne. Et saveurs nouvelles !

Et les biscuits aussi pour l’apéro, ça me donne des idées…

Reply
Grand Chef 25 novembre 2009 - 9 h 58 min

Je ne pensais pas en lisant les premières lignes du billet me laisser emporter sur les traces des amérindiens (les romains en 25 a.C, je dis pas…) … eh bien, je te le dis, quel talent! tu m’as eu, je rêve de bivouaquer, de pêcher dans des espaces vides et de faire des soupes dans des casseroles en peau :o>

Mais du coup, maintenant, j’hésite entre ton livre et celui dont tu parles, pour mon Noël… ;o)

Reply
Lilo 25 novembre 2009 - 8 h 38 min

Il faut croire que le titre « Cuisine Campagne ferme ses portes » était une mauvaise idée, tu n’es pas le premier à l’avoir vraiment cru. Mais il ne fallait pas se contenter de lire le titre 😉 Les flux RSS ont en effet changé, sans que je puisse y faire quelque chose. Alors sinon le blog est rouvert depuis 2 mois et tu as en effet de la lecture !

Reply
qmmf 24 novembre 2009 - 22 h 54 min

mais, mais, j’ai tout râté! Voici que Loukoum met en ligne une de tes recettes, et là, je me rends compte que tu es revenue depuis longtemps! Mon flux RSS était bloqué sur Ma cuisine Campagne ferme ses portes! Heureux de te lire à nouveau! tu es revenue quand? … j’ai de l’archive à lire!

Reply
Lilo 24 novembre 2009 - 20 h 46 min

Nic, en effet, ce n’est pas une recette que l’on a l’habitude de voir en France, mais malgré nos réticences pour le maïs chaud, elle est délicieuse 😉
Lise et Poulette, merci pour vos compliments, c’est typiquement le genre d’articles que j’adore écrire.
Rosa, ce livre mérite d’être connu, d’où l’intérêt d’en parler 😉
Mayacook, les liens musicaux permettent en effet d’être dans le bain.
Gracianne, cela ne m’étonne pas de toi.
La souris, Matisse disait qu’il y a des fleurs partout pour celui qui sait les voir. Idem pour la forêt !
Melodie, j’ai vu comme toi que ce livre était sorti et je me le suis commandé (j’attends de le recevoir).
Françoise, certains sentiers berrichons ressemblent encore à ceux des campagnes du Canada 🙂
Mel, merci !
Christine, je ne savais pas que mon livre était distribué au Québec, tant mieux !
Sylvie, en effet, c’est une recette fusion comme tu dis. J’ai testé la sagamité à base de farine de maïs exclusivement et j’ai moyennement aimé. Comme cette soupe est différente d’une famille à l’autre, je me suis permise de proposer la mienne, avec des morceaux entiers.
Cara Daniela : grazzie mille !

Reply
daniela 24 novembre 2009 - 10 h 23 min

Ciao Linda, ce billet parle d’un argument que m’intéresse beaucoup, je pense que nous avons perdu une grande opportunité pour nous améliorer en détruisant la culture de cettes populations.

Ta sensibilité pour l’environnemet et pour l’alimentation comme valeur t’approchent forcément à ces peuples.

Merci pour la recette et pour ce billet qui m’a bien plu, comme d’habitude ; )

Reply
Sylvie 23 novembre 2009 - 16 h 33 min

Quelle belle note en effet! Moi j’avais reve d’etre Angelique au Nouveau Monde ou Angelique au Quebec! Malheureusemnt meme en Amerique du Nord, l’entente avec les populations autochtones a bien peu duree, et vers la fin du XVIIIe siecle, les maladies europeennes avait bien decimes les populations, et les guerres ont fait le reste.

Merci aussi pour le titre du livre. Il me faudra le chercher – j’ai regarde sur Amazon Canada (je vis en Virginie) et il ne l’ont pas. But I’ll keep my eyes open.

Je voudrais quand meme faire quelques petites remarques sur cette recette de sagamite. Il me semble que c’est une recette « fusion ». Basee sans doute sur une recette amerindienne, c’est maintenant une recette cannadienne – or quebecoise. Pourquoi? D’abord, elle utilise du mais doux (sweet corn). Le mias doux est un developement assez recent. Originallement le mais etait cultive pout avoir des grains durs qui se sechent et conservent bien et pour faire de la farine et de la bouillie. Il fallait traiter les grains avec de la chaux ou de la cendre pour que les amino-acides puissent etre absorbes par l’organisme humains -sinon ca cree des carences alimentaires graves, comme la pellegra (voir une note que j’ai fait l’annee derniere: http://www.laughingduckgardens.com/…

Et puis la recette utilise des poireaux et des carottes. Ces deux legumes sontt d’origine europeenne – et sont arrives avec les colonistes. Les recettes traditionnelles utilisaients sans doutes des citrouilles et des haricots secs – et bien sur d’autres tubercules locaux comme Apios americana ou Helianthus tuberosus.

Cela dit, ce n’est pas une critique que je fais! La recette ma l’air delicieuse, surtout en un jour gris & frisquet, et je vais me l’essayer de ce pas.

PS: excusez les manques d’accents et de cedilles. Je tape sur un calvier americains.

Reply
christine 22 novembre 2009 - 17 h 55 min

ça me rappelle des souvenirs de mes séjours dans la belle province !!
mais je n’ai pas eu l’occasion de gouter ce potage ci mais deux idées rapportées de là bas potage carottes et oranges et panais aux pommes !!
dis donc ton bouquin est en tres bonne place chez C. de St D. et il y en a plein !!

Reply
françoise 21 novembre 2009 - 19 h 13 min

On s’éloigne des sentiers berrichons !

Mais ce n’est pas pour me déplaire
bien au contraire !

que veux-tu Lilo, je radotte !!!!
mais encore bravo !

Reply
Mel 21 novembre 2009 - 17 h 02 min

Coucou! Je t’ai remis un prix sur mon blog. Biz

http://melinthekitchen.hautetfort.c…

Reply
tweet 20 novembre 2009 - 23 h 23 min

Super découverte ! Merci beaucoup !

Reply
Melodie1974 20 novembre 2009 - 14 h 29 min

Drôle de coïncidence, j’ai justement entendu une entrevue à la radio hier avec un chef innu qui vient de publier un livre de recettes. Apparemment que les photos sont magnifiques. Selon lui, c’est un peu comme l’accompagner à la chasse et dans sa cuisine. Peut-être cela t’intéressera-t-il :
Pachamama: cuisine des Premières Nations, de Manuel Kak’wa Kurtness
Le lien pour l’entrevue : http://www.radio-canada.ca/emission…

Reply
Poulette 20 novembre 2009 - 14 h 22 min

Passionnant, comme toujours! j’ai dévoré tes mots autant que tes photos, et maintenant je rêve de voyages dans le grand nord. Bon, je crois que je vais commencer par la sagamité, plus à ma portée. 🙂

Reply
la souris 20 novembre 2009 - 12 h 54 min

Le point 7 de ta recette doit faire une grande part du plaisir à la déguster mais, urbanisation oblige, « ils » ont mis notre forêt du coin de la rue en cage derrière des grandes moches clôtures. Cependant, si on s’assoit dans le jardin, elle est toute proche, le forêt, et la chouette nous fera une causette pendant la dégustation. Ce soir c’est sagamité au menu !!
Je suis très touchée par cette rubrique car, comme toi, sensible à cette culture amériendienne. les amérindiens ne prélevaient que le nécessaire à leur subsistance et témoignaient respect et gratitude à leurs proies et leur environnement. je crains malheureusement que notre civilisation n’ait perverti leur relation à la nature …

Reply
gracianne 20 novembre 2009 - 12 h 34 min

Tu sais, c’est drole, depuis mon enfance je reve d’etre un guerrier sioux. Pas une squaw non, va comprendre 🙂 Petite je m’entrainais a marcher sans faire craquer les feuilles, a ne pas avoir froid l’hiver, a resister a la douleur, a me fondre dans la nature.
Alors j’ai beaucoup aime ce billet, evidemment, de bout en bout.

Reply
mayacook 20 novembre 2009 - 7 h 45 min

Très belle article et des recette qui me plaisent beaucoup!
Et un grand merci pour les liens musicaux!!!

Reply
Rosa 20 novembre 2009 - 6 h 21 min

Une recette très intéressante! Un plat succulent! Quelle découverte!

J’adore la culture amérindienne et ce livre doit être passionnant.

Bises,

Rosa

Reply
Lise 19 novembre 2009 - 21 h 01 min

Comme d’habitude, j’attends impatiemment la nouvelle recette avec le texte qui l’accompagne toujours si bien. Comme d’habitude, j’apprend plein de choses, j’ai envie d’en savoir plus, de cuisiner différement. Merci d’affuter si bien nos esprits avides de gourmandises et d’histoires. Et Alela Diane, c’est une poète enchanteresse que je ne connaissais pas, merci également pour cette découverte musicale 🙂

Reply
NIC 19 novembre 2009 - 19 h 59 min

Oh lala LILO , quel article !!! MERCI de nous faire découvrir tout cela ! et en te lisant, je me disais , cette fois, je crois que la recette ne sera pas pour moi ….et bien SI, je vais la tester et avec envie ! et vite

Reply

Laissez un commentaire Annulez votre réponse

Save my name, email, and website in this browser for the next time I comment.

Catégories

A propos

A propos

Welcome in my green kitchen ! Linda, french cookbook author, living in the Centre-France area, loving organic & wild food, nature and simple life !

Suivez-moi ici !

Facebook Instagram Pinterest

Instagram

  • Bientt sur le blog une recette sans chichi mais qui
  • En promenant les toutous ce matin dans un parc
  • Retour de cueillette dans les bois et une recette de
  • Tadaaaam ! Et voil une belle brioche  la courge
  • Ils arrivent Enfin !  A Romorantin dans le 41
  • Cest la fin de saison pour le safran  !
  • Clitocybe amthyste Les champignons arriveraientils enfin dans le Berry ?
  • A la recherche de champignons en fort de Chambord foret
  • Vous recherchez sur Bourges un petit resto cosy qui propose
  • Aujourdhui je me suis lance sur une pte feuillete maison
  • Toujours au salon des Vins et de la Gastronomie
  • En direct du Salon des Vins et de la Gastronomie
Promotion Image

DESSERTS

Promotion Image

VEGETARIANS

Mes livres

Sagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courge

Mes collaborations photos

Sagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courgeSagamité à la truite fumée et ses biscuits à la farine de maïs et aux graines de courge

Retrouvez-moi également sur Instagram

  • Bientt sur le blog une recette sans chichi mais qui
  • En promenant les toutous ce matin dans un parc
  • Retour de cueillette dans les bois et une recette de
  • Tadaaaam ! Et voil une belle brioche  la courge
  • Ils arrivent Enfin !  A Romorantin dans le 41
  • Cest la fin de saison pour le safran  !
  • Clitocybe amthyste Les champignons arriveraientils enfin dans le Berry ?
  • A la recherche de champignons en fort de Chambord foret
  • Facebook
  • Twitter
  • Google +
  • Instagram
  • Pinterest
  • Tumblr
  • Youtube
  • Email
  • Snapchat

@2018 - PenciDesign. All Right Reserved. Designed and Developed by PenciDesign @ Photos de Linda Louis, tous droits réservés.


Revenir en haut