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Pain fourré au pesto d'ail des ours et à la tomme du Jura

Enfin, le printemps est là ! Je ne vais pas épiloguer sur le mauvais temps que nous avons eu ici dans le Berry, l'objectif de ce billet étant de célébrer l'arrivée du soleil. La saison de la cueillette est donc lancée et le premier réflexe, pour les amateurs de cuisine sauvage comme moi, est de se rendre dans leurs coins de prédilection. Vendredi matin, le ciel était un plus clair que d'habitude. Direction La Borne, pour ramasser mes premières feuilles d'ail des ours (cliquez sur le lien pour lire sa description botanique)...

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Arrivée sur place, première constatation : il y a bien 2 à 3 semaines de retard. Faute de chaleur, la plante n'a pas proliféré comme les années précédents et les feuilles, habituellement longues comme ma main, ne dépassaient pas les 10 cm. Qu'importe, elles étaient bien vertes et odorantes ! Une fois mon panier rempli, je suis rentrée à la maison (dare-dare, il pleuvait à nouveau !) pour réaliser mon pesto d'ail des ours et surtout cette recette qui me faisait de l'oeil depuis longtemps. J'avais tous les ingrédients : le pesto, une boule de pain de campagne et de la tomme du Jura (achetée chez le fromager Thierry Mornet, 78 rue d'Auron à Bourges). Quelle odeur sublime dans la cuisine ! A peine sorti du four, pif pouf, je prends quelques photos, j'emballe ce pain fourré dans un sac. Il était grand temps d'aller chercher les enfants au collège, direction l'Ain pour aller voir mon frère et sa "petite" tribu".

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Le soir même, très heureux de nous retrouver tous ensemble, nous avons partagé ce pain aillé et filant de fromage, autour d'un bon vin rouge, un Rasteau. Un bonheur simple, comme on les aime. A table, je demande à mon frère le programme du week-end. "Il y a une petite forêt entourant un étang pas très loin de la maison, à 15 minutes à pied. Si tu veux y aller, je t'indique le chemin demain".

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Samedi après-midi, 15h00, soleil de plomb. Je pars à la découverte de la fameuse forêt entourant le lac Neyton, avec une grande enveloppe en papier kraft pour ramasser des plantes, au cas où. Au bout du chemin des Forêts, le long de la rivière le Cotey, je tombe sous le charme des lieux. Une biodiversité rare où cohabite une multitude de plantes sauvages comestibles et d'espaces naturels variés. A travers ma grille de lecture botanique, je me dis que je peux trouver de l'ail des ours. Une rivière (la plante aime l'eau), une forêt très vallonnée (elle aime l'ombre, la fraîcheur, les fonds de vallons et les bas de versants), composée de chênes, de frênes et d'érables sycomores... Tandis que je réfléchis en marchant, balayant mécaniquement du regard le sol (comme je peux le faire pour les champignons), je perçois de loin des plants qui me sont très familiers : de l'ail des ours, yes !

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Bien évidemment, je me suis gardée de ramasser de suite les feuilles placées au bord du chemin. C'est certainement un bon spot à pipi pour les chiens ! Comme la plante pousse en colonie (jamais seule), elle devait forcément s'éclater un peu plus loin dans la forêt, à l'ombre du regard des quelques promeneurs (qui m'observaient avec une certaine circonspection... il faut dire que j'étais à quatre pattes en train de remplir une enveloppe kraft). Je m'aventure alors dans le sous-bois escarpé, difficilement accessible avec ses troncs d'arbres morts qui barraient mon chemin. Suivant instinctivement la trace d'un lit de ruisseau asséché et jonché de galets multicolores, je découvre enfin la station dans son immensité. Pas un bruit, si ce n'est qu'un pic, au loin, martelant en rythme un tronc probablement truffé d'insectes. J'étais ébahie, heureuse et absorbée par la magie de ce sous-bois, à quelques minutes de chez mon frère ! Retour à la réalité en quelques secondes. Un sms de ma nièce : "Tata, t'es où ? Je m'inquiète ?". Mince, il est 18h30 !

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Je suis retournée chez mon frère, toute guillerette à l'idée de lui annoncer la bonne nouvelle. Il pouvait faire son pesto d'ail des ours tout seul et reproduire le fameux pain fourré qui lui avait tant plu la veille. La recette n'est pas compliquée, je sais qu'il s'en sortira comme un chef. Il suffit de couper le pain en le quadrillant profondément et de le farcir de fromage à pâte pressée cuite (Abondance, Beaufort, Comté...) ou non cuite (Saint-Nectaire, Reblochon, Tomme du Jura...), de pesto (d'ail des ours, de basilic, de tomates séchées...), de champignons grillés...

DÉDICACE ET DÉGUSTATION A PARIS, samedi 20 avril - Chers lecteurs parisiens, si vous ne connaissez pas l'ail des ours et souhaitez en déguster, je vous donne rendez-vous samedi prochain, à la Biocoop Le retour à la terre (dans le 5ème), de 12 h à 14 h et à la librairie Millepages à Vincennes à partir de 16 h. Venez nombreux !

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Baies et petits fruits

Ca y est, mon dernier livre Baies et petits fruits, paru aux éditions La Plage, est disponible en librairie ! J'ai le plaisir de vous faire découvrir quelques photos de cet ouvrage dédié aux fruits miniatures, que l'on fait pousser dans son jardin, que l'on achète en barquettes sur les marchés ou que l'on glane dans la nature...

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Au départ, j'étais partie pour faire un livre "petit format", comme l'Atelier des bonbons bio (72 pages), mais au fil de mes recherches, j'ai été happée par la richesse du sujet. Il était trop frustrant de me limiter à un nombre de pages alors qu'il y avait tant de choses à dire ! Au final, le livre est composé de 224 pages dans lesquelles sont abordées une vingtaine de baies et petits fruits : cassis, framboise, groseille... pour le jardin ; airelle rouge, argouse, épine-vinette, myrtille, sureau noir... pour la cueillette sauvage ; aronie noire, canneberge, goumi du Japon, morelle de Balbis ... pour les baies d'ailleurs.

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Comme dans l'Appel gourmand de la forêt, j'ai réalisé une introduction ethnobotanique pour chaque fruit, en livrant des anecdotes historiques ou liées à leur habitat. A qui doit-on le kir cassis ? A l'ancien maire de Dijon, le chanoine Félix Kir ! A-t-on le droit de planter de l'épine-vinette dans son jardin ? Oui, mais officiellement seulement depuis 2000. La baie de goji est-elle aphrodisiaque ? Pas du tout, c'est un argument commercial...

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Pour chaque fruit, je vous livre des conseils de récolte (comment prélever les argouses dont les branches sont recouvertes d'épines acérées, à quel moment de la journée cueillir les fraises...), de jardinage (merci à l'équipe de la Ferme de Sainte-Marthe, en particulier à Arnaud pour sa relecture attentive), les propriétés médicinales (je vous recommande cet ouvrage d'Olivier Escuder) et bien sûr des astuces pour bien les cuisiner et les conserver.

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La réalisation de ce livre a été épique ! 2012 ayant été une mauvaise année au jardin, j'ai dû solliciter de l'aide auprès de mes lecteurs ou de producteurs pour récupérer des baies. Je pense à Sébastien qui m'a fourni des morelles de Balbis (mes pieds avaient attrapé le mildiou), à Gaëlle et ses parents qui m'ont fait découvrir une splendide station de myrtilles sauvages, à Simone qui nous a guidé, l'homme-ours et moi, dans une tourbière jurassienne truffée d'airelles rouges (les miennes avaient été mangées par les chevreuils !), à Véro du blog Cuisine Sauvage qui m'a adressé depuis la Suisse des baies d'épine-vinette, à Pascal pour ses goumi du Japon, à Madeline qui m'a ramené en direct de Montréal des canneberges fraîches, à Jean-Luc Taschbold, producteur suisse d'aronies noires (les oiseaux avaient englouti toute ma production !) et à Emmanuel Cabanes, producteur d'argouses. Sans eux, ce livre ne serait pas aussi pétillant et coloré !

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Parmi mes recettes préférées, il y a le cheesecake à la myrtille, le trifle à la fraise (dans un compotier, c'est super beau !), le gâteau roulé à la framboise (recouvert d'un cuir de fruit, trop classe !), les petites crêpes soufflées aux airelles rouges, le pop-cornouille (au caramel de jus de cornouilles), la foccacia au chèvre et aux baies de sureau, la salade Waldorf avec du raisin muscat, les squares aux canneberges et à la farine de maïs, les tempuras de coquerets de Pérou et le ketchup de morelles de Balbis (testée et approuvée par Sébastien)...

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Ce livre serait incomplet sans quelques explications botaniques (qu'est-ce qu'une baie, une drupe, un fruit multiple, un fruit complexe ?), des recommandations de cueillette (équipement, informations sur l'échinococcose, réglementation...), des conseils précis sur le traitement des baies (prélèvement du jus à l'extracteur, conservation...). Sans oublier un carnet d'adresses utiles pour dénicher entre autres des plants de fruits rares auprès de pépiniéristes spécialisés. Enfin, je tiens sincèrement à remercier Michel Chauvet, membre du comité scientifique de Tela Botanica, président du comité français de l'Arche du Goût de Slowfood pour la relecture scientifique de mon manuscrit.

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J'espère que ce livre pétillant et acidulé vous donnera envie de cuisiner et d'inviter au jardin ces baies aussi bonnes pour nos papilles que notre santé !

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Layer cake meringué au citron et au pavot

Promis, je ne poste plus de recettes sucrées avant un moment ! Je ne sais pas vous, mais je vois de plus en plus de gâteaux à étages dans la blogosphère culinaire. Comme à l'époque des macarons, j'ai voulu m'y coller...

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L'idée à fait son chemin et j'ai proposé à Manue que nous lancions toutes les deux un petit défi sur Facebook à celles et ceux qui se seraient tentés de réaliser des layer cakes (c'est Manue qui m'a indiqué le vrai nom... A trop fouiner dans les plantes et les produits bio, je suis parfois dépassée par les nouvelles tendances !). Bref, toujours est-il qu'après quelques essais infructueux (un ratage total d'une version carrot et beetroot cake), je suis enfin parvenue à sortir un gâteau yummy comme tout : un layer cake, meringué au citron et pavot.

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A la suite de mes échecs, j'ai convenu d'une chose évidente (et n'y voyez sincèrement pas de la fausse modestie) : je ne sais pas faire de beaux gâteau cylindriques, parfaitement lisses, comme Rosie du blog Sweetpolita (qui propose des tutoriels assez incroyables), Linda de Call me cupcake ou Lyndsay de Love and olive oil. Mais attendez, les françaises s'en sortent pas mal non plus ! Admirez le rainbow cake de Manue, la version automnale de Parigote, le ''triple layer cake '' rose de Lilie ou encore le ''red velvet'' de Mon grain de sucre.

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Non, je n'ai pas la patience, la technique, les ustensiles et l'expérience de ces pâtissières hors-pair ! Alors comment faire ? Eh bien, miser sur une présentation un peu déglinguée, genre j'ai empilé les gâteaux comme ça, bim-bam-boum. Et vas-y que ça coule bien sur les bords, yes ! Notez bien que faire du faux "pas présenté", ça prend tout de même du temps. A défaut de pouvoir vous donner des conseils pour réussir des layer cakes haute-couture, je peux donner quelques pistes pour réussir les versions à l'arrache (pardonnez-moi l'expression, mais je n'ai rien trouvé d'autres !).

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Si vous faites un seul gâteau (utilisez un moule à charnière assez haut), ne cherchez pas à le couper parfaitement. Appliquez-vous tout de même ! Si vous réalisez deux ou trois gâteaux, pensez à utiliser des moules de diamètre pas trop larges (maximum 20 cm). Côté garniture, tout est possible, mais gardez en tête qu'elle devra supporter le poids du gâteau sur le dessus. Cela fonctionne très bien avec une ganache montée (moitié chocolat fondu, moitié crème fouettée), une crème au beurre (comme Manue), une crème au mascarpone (500 g), au yaourt de brebis (125 g) et au sucre glace (150 g). Vous pouvez sinon faire comme dans cette recette, à savoir réaliser des disques de meringues (ondulées, pour donner du relief) et compléter avec une crème de fruits allégée en sucre (ici un lemon curd).

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Quand vous montez votre gâteau, mettez plus de crème sur les bords (à l'aide d'une poche à douille), pour que cela dégouline un peu ! Pour le dessus, plusieurs options. Cela peut être un glaçage au citron (comme dans cette recette), du chocolat fondu, du caramel au beurre salé, un coulis de fruits rouges gélifié avec de l'agar-agar. Enfin, petite touche finale, ajoutez des "paillettes" comestibles comme des graines de pavot, des éclats de noisette, des pépites de chocolat... Si vous recherchez encore des idées de décoration, vous pouvez aller jeter un oeil chez Sweetly cakes.

Voilà, j'espère que vous serez tenté de faire ce layer cake version Cuisine Campagne, très léger avec sa génoise moelleuse (à base de farine de riz), son lemon curd (sans beurre) et sa meringue (très chewy). Si vous le souhaitez, vous pouvez l'accompagner d'un peu de crème fouettée. En attendant, Manue et moi vous attendons sur la page Facebook Layer cake et autres gâteaux à étages pour découvrir vos créations (splendides, on n'en doute pas !). Il n'y a rien à gagner, l'objectif étant simplement le partage (par contre, ne postez pas vos vieilles recettes d'il y a deux ans, donc hop hop hop, aux fourneaux !).

Enfin, petit rappel, je vous donne rendez-vous lundi prochain à 21 h sur ma page Facebook pour tenter de gagner trois exemplaires de mon dernier livre : BAIES ET PETITS FRUITS, paru aux éditions La Plage !

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Gâteau norvégien aux pommes acides et aux airelles

Une recette de bon-gros-gâteau réconfortant vous tente ? J'ai ce qu'il faut ! Vendredi dernier, après avoir jardiné toute la journée, j'avais envie de réaliser une pâtisserie pas trop compliquée avec les restes du placard. Il y a quelques temps, j'avais repéré ici, ou encore , une recette de gâteau norvégien aux pommes, appelé Eplekake (dont la sonorité évoque l'apple cake anglais).

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Sa texture n'est pas sans rappeler celle du gâteau au yaourt mais avec une texture plus fine et plus fondante, assez proche du muffin. J'ai un peu modifié la recette initiale en remplaçant une partie de la farine de blé type 55 (blanche) par de la farine de blé type 80 et de la farine de petit épeautre, le beurre par de la purée d'amande, en ajoutant du sucre de canne complet et quelques airelles (pour rester sur la lignée scandinave !). Dans certaines versions, on y ajoute du gingembre frais finement râpé ou des zestes d'orange. J'ai retenu l'idée pour apporter encore plus de saveur à ce gâteau.

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Ce qui ne change pas dans le traditionnel Eplekake norvégien, c'est l'utilisation de pommes acides (des Gold Rush pour moi, très juteuses, très sucrées et acidulées), de cannelle en poudre et sa présentation typique, avec les quartiers de pomme déposés à la surface de la pâte pour former une jolie rosace. Évitez alors de faire comme moi en utilisant un moule à savarin. Les morceaux de pomme se sont un peu affaissés, dommage. Enfin, le goût était au rendez-vous et après une bonne session de gratouillage de terre sous ce soleil d'hiver, cet Epleckake est tombé à pic !

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Oeufs cocotte aux chanterelles, mouillettes au Beaufort

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Dimanche, en me baladant en forêt, je suis tombée par hasard sur une dizaine de chanterelles à tubes, nichées sur un tapis de mousses. Quelle surprise d'en trouver en plein mois de janvier ! La Craterellus tubiformis prospère surtout en période de froid. Dans le Berry et la Sologne, c'est en novembre et décembre que la saison bat son plein. Visiblement, il arrive qu'elle pousse en cette période, comme en atteste cet article. cueillettechanterelles.jpg

Me voilà donc avec ma petite poignée de chanterelles, heureuse à l'idée d'en ramasser d'autres ! Car elles poussent toujours en colonies. En m'avançant au coeur d'une parcelle d'épicéas, recouverte d'un épais manteau de sphaigne, j'ai effectivement trouvé d'autres spécimens. Certains avec un beau chapeau ouvert comme un gramophone aux bords ondulés, d'autres en forme de boutons de culotte (c'est le stade jeune, mais je ne les ai pas ramassés pour les laisser grandir un peu). La récolte n'était pas énorme (400 g), mais j'avais de quoi réaliser une petite recette sympa...Côté cueillette, vous ne couperez pas les pieds à la base, mais les déterrerez doucement et remettrez de la mousse ou des feuilles à l'endroit du prélèvement, pour préserver le mycélium (réseau racinaire blanc, produisant des "fruits", à savoir des champignons). Il peut arriver que le pied jaune et tubulaire soit gorgé d'eau et s'arrache tout seul. Tant pis, mais appliquez-vous tout de même lors du ramassage. Bien déterrer le pied est un principe élémentaire de reconnaissance d'un champignon (sa forme peut être déterminante entre un spécimen médiocre ou toxique).

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Avant de parler cuisine, j'aimerais vous livrer une anecdote utile au sujet des chanterelles. Une année, je me trouvais au marché de la hall aux blés à Bourges, face à un étal de champignons. Le marchand, un vieux bonhomme tout fin au regard malicieux, tentait de me vendre ses chanterelles (à 15 € le kilo). Je lui demande, l'air de rien : "Vous les avez trouvées où vos chanterelles ?". Lui :"Bah, en forêt pardi, en Sologne, vers Nancay." Moi : "Ah oui, bien sûr... mais sous quel type d'arbre ? Je suis curieuse n'est-ce pas. " Lui, souriant mais un peu agacé tout de même : "C'est sûr, vous en posez des questions ! Je les trouve toujours sous les chênes et les châtaigniers"... Bip, mauvaise réponse ! Je le regarde gentiment et lui rétorque : "Les chanterelles ne poussent pas sous les feuillus, mais spécifiquement sous les résineux... Vos chanterelles sont roumaines ou polonaises, n'est-ce pas ?", avec le sourire. Lui, un peu déconfit et tentant de se défendre : "Pas du tout, c'est un ami qui me les a ramenées de Rungis !". Quand vous vous retrouverez face à une cagette de chanterelles au marché, sans étiquetage indiquant provenance, pensez à cette petite histoire et interrogez le vendeur, c'est toujours très intéressant.

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De retour à la maison, je me suis demandée comment j'allais cuisiner ces chanterelles. J'ouvre le frigo, pas grand chose à part des oeufs, de la crème fraîche et du Beaufort. L'idée des oeufs cocotte s'est naturellement imposée à moi, mais l'ajout d'oignons, je le dois à une certaine Sandrine, abonnée à ma page Facebook (après avoir posté la photo des mains de l'homme-ours remplies de chanterelles). J'avais justement acheté la veille une petite botte d'oignons nouveaux et pensais plutôt la mettre dans une faisselle. J'aurais pu les faire cuire, mais je me suis dit que leur saveur verte et piquante apporterait un peu de fraîcheur aux oeufs cocotte.

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Il n'y a encore pas si longtemps de cela, je me demandais ce que je pouvais faire de l'eau de végétation rendue par les champignons à la cuisson. Doit-on la garder (pour faire quoi), la jeter ou la laisser s'évaporer ? Sur le net, je trouvais de tout et n'importe quoi. Comme je rédigeais un article sur le sujet pour un magazine, je suis allée à la source, j'ai appelé un chef dont la réputation de sa cuisine est associée au champignon : Régis Marcon. Il n'était pas disponible lors de mon appel, mais son fils Jacques, oui. Très sympa. Il m'a expliqué que l'on garde l'eau de végétation des champignons, riche en arôme, pour la réutiliser dans les soupes, sauces, bouillons, risottos, à l'exception des champignons toxiques crus, mais comestibles cuits, comme l'amanite rougissante (on jette l'eau ou on la laisse s'évaporer).

Autre chose importante, en fonction des saisons ou du degré d'hygrométrie, les champignons peuvent être secs et ne pas rendre d'eau. Il convient alors de les faire cuire avec un fond de bouillon de légumes. C'est une méthode surtout applicable aux champignons nécessitant une cuisson longue (pour devenir comestibles), comme la morille et la russule charbonnière (minimum 15 minutes).

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Après avoir poêlé mes chanterelles à sec 3 ou 4 minutes dans une grande sauteuse, je les ai égouttées et récupéré leur eau délicieusement parfumée. Pour donner encore plus de goût à mes mouillettes de pain d'épeautre, je les ai trempées rapidement dans le jus de chanterelles, puis, je les ai saupoudrées de Beaufort. Dix minutes au four. Un résultat sublime. Du pain croustillant, caramélisé grâce à un fromage des Alpages fruité, et l'arôme intense des champignons. Ces mouillettes ont parfaitement accompagné mes oeufs cocotte. Dernier conseil, découpez votre petit bout de pain en 3 ou 4 morceaux et laissez-les s'imbiber du jaune d'oeuf, de la crème et du Beaufort fondu... C'est un régal !

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Week-end à Londres

J'aurais pu mettre comme photo d'accroche le Big Ben, un bus rouge à deux étages, un taxi "black cab" ou la place de Picadilly Circus. Mais finalement, j'ai choisi de présenter un graff d'Amy Whinehouse pour souligner l'angle de ce billet consacré à Londres. Un Londres qui sort un peu plus des sentiers battus.

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L'objectif était avant tout de faire découvrir aux enfants le pays de Shakespeare et de les immerger le temps d'un week-end dans un bain linguistique. "Il faut bien apprendre l'anglais, ça vous sera toujours utile pour voyager !". De mon côté, je voulais revoir les quartiers alternatifs qui m'avaient tant charmé il y a 15 ans de cela et vous donner de bonnes adresses.

Camden town : le quartier rock, punk et gothique

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Dès notre arrivée, nous avons exploré les rues typiques de Camden town, quartier résidentiel d'Amy Whinehouse justement. Loin d'être une balade de pèlerinage, nous souhaitions surtout nous rendre dans un restaurant, Haché Burger, qui propose, d'après les guides touristiques, les meilleurs hamburgers de Londres. Accueil chaleureux, cadre original, carte très variée (une trentaine de déclinaisons dont des végétariennes à base de falafels), hamburgers avec du pain brioché type buns ou ciabatta, garniture généreuse et appétissante, frites ultra-croustillantes, prix raisonnable, je recommande vraiment ce restaurant.

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La promenade dans le dédale des ruelles du marché de Camden town évoque un souk version british, avec d'innombrables stands de fripes, de souvenirs I love London, de gadgets fluo en tout genre... souvent made in China, soyons honnête. Dans la rue principale, Camden road, nous avons plus entendu parler français qu'anglais. Normal, c'est un coin qui reste très touristique, mais malgré tout agréable à visiter. Si vous voulez ramener des Doc Martens, il y a du choix (mais pas à des prix imbattables). Camden town est cela dit réputé pour sa street food (dégustez des jacket potataoes, c'est pas cher et c'est bon).

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Natural History Museum : un fantastique musée dédié à la Nature

Le lendemain matin, direction le Natural History Museum dans le quartier de South Kensington, à 10 minutes à pied de Harrods. En tant qu'amoureux de la nature, c'était pour nous une étape incontournable. A l'arrivée, on est tombé sous le charme de cet édifice aux allures de cathédrale, construit en 1881. Au départ, c'est un médecin naturaliste et collectionneur, Hans Sloane (1660-1753) qui légua à sa mort plus de 80 000 objets et ouvrages, notamment recueillis lors de son expédition en Jamaïque en 1687 - on lui doit d'ailleurs l'introduction du chocolat en Angleterre-. Londres hérita alors d'un trésor considérable, placé au départ au Bristish Museum.

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Plus tard, Richard Owen, scientifique émérite, proposa de créer un muséum d'histoire naturelle qui accueillerait l'ensemble des collections de l'Empire britannique (ramenées des colonies aux quatre coins de la planète). Cet homme, spécialisé dans l'anatomie squelettique, fit une découverte qui bouleversa le monde. Il détermina l'existence d'un nouveau groupe de reptiles qu'il baptisa "dinosaures" (du grec signifiant "terribles lézards"). L'empreinte de cette trouvaille reste bien ancré dans le NHM de Londres. Dans le hall central, les visiteurs sont accueillis par Dippy, une reproduction d'un diplodocus grandeur nature installée en 1905. Une immense galerie (très pédagogique) est consacrée aux dinosaures, ne la manquez surtout pas !

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Le National History Museum, c'est aussi de splendides galeries sur la biologie humaine, les primates, les oiseaux, les mammifères, les insectes, la géologie, les minéraux et les météorites. Au total, le muséum détient 70 millions de spécimens dont une seule fraction est exposée au grand public, le reste étant conservé précieusement dans les archives souterraines... 350 scientifiques permanents oeuvrent pour leur préservation et la découverte de nouveaux trésors partout dans le monde. Bref, c'est un incontournable que je vous invite tous à découvrir ! Comptez une bonne journée pour visiter toutes les ailes du bâtiment.

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Nous sommes ressortis du muséum plutôt affamés et intuitivement, nous avons traversé la rue pour atteindre Exhibition road, à la recherche d'un petit restaurant sympa. Il suffit de garder quels sont les établissements pleins pour éviter de se tromper. Au bout de 300 mètres, nous sommes tombés sur le Comptoir Libanais (in French), il y avait déjà pas mal de monde. Le cadre est vraiment atypique pour un resto oriental. C'est une sorte de cantine aux allures de bistrot des années 30 mais en version libanaise ! On est loin des décorations dorées too much. Côté cuisine, les prix sont raisonnables, les plats très frais et généreux (le mezze végétarien était délicieux), les boissons succulentes (je vous recommande les limonades, orange-grenade, pomme-menthe-gingembre)... Accueil souriant et service efficace, c'est une bonne adresse à retenir.

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Old spitafields market

Ce marché était situé à quelques minutes de notre hôtel. Construit en 1876, le bâtiment est un bel exemple d'architecture victorienne qui accueille aujourd'hui des boutiques plutôt tendance, assez orientées vintage et brocante. Au coeur du marché se trouvent des stands de bric-à-bric en tout genre pour les petits budgets. J'ai aimé ce lieu pour sa taille (à dimension humaine) et le large choix de magasins. On peut y passer l'après-midi sans craindre l'étouffement. Si Covent garden vous a fait une moindre impression, tentez le marché de Old Spitafield, vous ne serez pas déçu.

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Toujours dans le même quartier (métro Shoreditch High street ou Aldgate street), juste en face du marché couvert, nous avons mangé chez les Poppies of Spitafields, l'un des meilleurs restaurants londoniens de Fish & Chips (l'établissement existe depuis 1945). Ambiance Amérique des années 50 avec une salle lumineuse aux tons bleu pastel, un juke-box splendide, des serveuses lookées dans le même esprit... une fois encore, l'accueil a été chaleureux, le service rapide et les plats très bons (quoique un peu gras, mais ça on s'en doutait quand même un peu). Pour info, les poissons servis chez les Poppies sont issus de pêche durable (label MSC).

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Brick Lane : fief des Bangladais et des street-art'istes

Brick Lane street (ainsi que ses rues annexes) a été mon gros coup de coeur durant ce séjour. Elle se situe non loin du marché de Old Spitafields et est surnommée "Banglatown". Si vous vous y rendez le soir, vous serez probablement alpagués par les rabateurs des restaurants indiens, pakistanais ou bangladais (certes très polis et gentils, mais au bout de la vingtième fois, on peut être lassé.). En revanche, pour vivre une expérience londonienne vraiment agréable, rendez-vous à Brick Lane le dimanche matin. Il s'y tient un marché alternatif assez incroyable dans lequel on retrouve essentiellement des objets d'occasion. Des pièces de mobylette, de la vieille vaisselle, des tissus indiens, des vestes en cuir, des magasins de vintage, des petites boutiques de créateurs initiateurs de nouvelles tendances, des stands de street-food à gogo... Là-bas se dévoile le vrai visage de Londres : une ville cosmopolite, chaleureuse et pleine de couleurs. J'en veux pour preuve ces oeuvres de street-art que l'on retrouve partout à Brick Lane...

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Depuis plusieurs années, les graffeurs expriment leur talent sur les murs de brique de ce quartier autrefois tristounet. Parmi eux, j'aime beaucoup le travail de Roa. Il représente des animaux géants (grue, rat, lapin...), en noir et blanc avec un effet crayonné qui lui est propre, qui semblent dénués de vie dans cet environnement urbain. Chacun trouvera dans ses dessins un ou des messages sur lesquels on est amené à méditer...

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Marlaky se démarque avec ses personnages fantasmagoriques haut en couleurs, alliant rondeurs et zig-zag (ci-dessus à droite). C'est le profil type du graffeur : illustrateur, graphiste et skater ... Sur le marché de Brick Lane, la population du quartier est à l'image de ses murs : résolument jeune, arty, bo-bo, un peu déglinguée, mais cool et open-minded. Plusieurs d'entre eux sont venus me parler tandis que je prenais des photos. Un SDF m'a même guidé dans les petites rues paumées pour me montrer de nouveaux graffs.

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J'ai également aimé les oeuvres de James Cochran aka Jimmy C (voir ci-dessous), dont vous pouvez découvrir le travail sur cette vidéo relative au portrait de Usaïn Bolt. De loin, les visages semblent nets, mais de près, on remarque que sa manière de jouer avec les bombes est proche du pointillisme.

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Tout en haut de Brick Lane street, vous retrouverez une autre institution culinaire de Londres, la boulangerie-deli Beigel Bake, qui comme son nom l'indique ne vend que des bagels. Après avoir fait un billet sur le sujet, je ne pouvais pas manquer cette adresse ! J'ai pris des sandwichs pour notre retour en Eurostar, ils étaient délicieux. L'établissement étant ouvert 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, il est le rendez-vous à la fois des habitants du quartier, des badauds du dimanche et des noctambules.

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Enfin, dernière adresse à vous recommander, un salon de thé, Kahaila, dans lequel j'ai dégusté un carrot cake moelleux et aromatique à souhait, servi avec un thé noir brûlant. La décoration est vraiment classe, fait de briques et de bois. L'esprit roots de ce lieu traduit bien l'objectif fixé par les propriétaires : proposer un espace de détente gourmand, avec une orientation éco-citoyenne. Une partie de bénéfices obtenus est allouée en effet à des projets communautaires de quartier ou de bienfaisance. On n'y mange pas seulement. Concerts, slams et ateliers d'origami sont souvent organisés.

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Nous arrivons à la fin de ce long billet consacré à Londres. J'espère qu'il vous aura donné envie de découvrir cette capitale sous un angle différent et que vous serez tenté de vous rendre dans tous ces bons restaurants ! (cliquez sur le titre pour commenter)

Bagels maison

J'avoue avoir été tentée de publier une recette de bouillon japonais (ou autre recette light), histoire de donner le change parmi les innombrables plats et desserts que vous avez dû engloutir ! Mais on a tous le mois de janvier pour y penser. Durant cette période de fêtes, le repos digestif n'est que de courte durée puisqu'il faut remettre le couvert pour la soirée du 31. Comme elle se célèbre plutôt avec les amis que la famille, l'organisation d'un buffet chic mais sans chichi s'impose pour beaucoup d'entre nous. J'ai alors pensé à préparer des bagels, vous connaissez ?

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Ce sont des petits pains dodus en forme d'anneau, que l'on tranche pour y glisser une garniture d'ingrédients frais. Originaires d'Europe de l'Est, ils ont voyagé jusqu'aux États-Unis et au Canada au début du XXème siècle par l'intermédiaire des immigrants polonais juifs. Le mot "bagel" (prononcez "bey-gueul") puise son étymologie dans diverses langues slaves et germaniques. Par exemple "bügel", signifiant "étrier"en allemand, nous renvoie vers une légende retraçant son origine. En 1683, un boulanger juif viennois aurait créé un pain ressemblant à l'étrier d'une monture de cheval, afin de rendre hommage au roi Jean III Sobieski de Pologne-Lituanie, fin cavalier qui repoussa les invasions ottomanes et libéra ainsi les autrichiens. Certains historiens estiment que le bagel est un ancêtre du obwarzanek (prononcez "ob-var-jon-eck"), pain polonais consommé à Cracovie depuis le milieu du XVIème siècle.

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A son arrivée à New-York dans les années 1900, le bagel est produit d'emblée par des boulangers juifs dans de nombreuses petites fabriques, situées notamment dans le quartier de Lower East Side. Les conditions de travail étant particulièrement rudes, ils décident de former un syndicat, le Bagel Bakers Local 338. Dans les années 60, des machines à bagels voient le jour pour répondre à une demande de plus en plus croissante. C'est l'avènement de l'automatisation et la fin du bagel fait à la main par la communauté juive.

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Symbole culinaire de la Grosse Pomme, le bagel souligne à la fois le métissage ethnique de la ville et le goût de ses habitants pour la street food. Il est principalement vendu dans des delis (contraction du mot "delicatessen"), commerces typiquement new-yorkais, à mi-chemin entre une épicerie et un restaurant. Le Murray's bagels fait partie des plus connus, mais bien d'autres delis offrent des bagels de qualité. Les new-yorkais les mangent souvent agrémentés d'un schmear (nappage en slang, argot américain) de cream cheese.

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Composé de farine de blé riche en gluten, de levure de boulanger, d'eau, de sirop d'orge malté et de sel, le bagel détient une particularité dans sa cuisson. Après avoir fait lever les anneaux de pâte, on les fait pocher dans de l'eau bouillante (étonnant non ?). On dore leur surface au jaune d'oeuf, on ajoute si on le souhaite des graines de pavot, de sésame (blanc, doré ou noir), de lin (doré ou brun), des flocons d'avoine, du cumin... Enfin, on fait cuire à four chaud pendant 15/20 minutes, jusqu'à ce que les pains soient bien dorés (les pâlots sont des faux !). Un bon bagel comporte une croûte croustillante et un coeur moelleux et légèrement élastique. Côté garniture, il y a beaucoup de variantes : avec du fromage à la crème (cream cheese) ; du saumon mariné (lox), du fromage à la crème et de la laitue ; du pastrami (poitrine de boeuf grasse - brisket - mise en saumure puis fumée) ; du poulet ou de la dinde dans la version BLT (Bacon, Laitue, Tomate) ; de beurre de cacahuètes ou de la confiture de myrtilles pour la version sucrée.

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En ce qui concerne, j'ai garni mes bagels avec les restes du frigo : saumon fumé, guacamole, laitue, aneth ; Bleu du Vercos, betterave jaune, mayonnaise végétale, graines germées d'alfafa, de poireaux et de radis ; betterave rouge, fromage frais de brebis et roquette. Voilà, j'espère que cette recette à la fois classe et champêtre vous tentera pour votre soirée du 31. Entre deux coupes de champagne, je suis persuadée qu'elle fera des émules !

Je vous souhaite en avance une excellente année 2013 !

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