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Petites crèmes à la vanille et au caramel


C'est une recette que je réalise presque toutes les semaines pour les enfants. Peut-être avez-vous quelques scrupules à ne pas leur servir des crèmes industrielles à la fin du repas ? Il m'arrive bien sûr de me dépanner avec, mais quand je lis la composition sur les étiquettes, notamment celle de la marque Nadette (la préférée de nos têtes blondes), je suis dépitée : "Lait entier et lait écrémé concentré ou en poudre, sucre, eau, sirop de glucose-fructose, épaississants (E 1442), carraghénanes (E 407), crème, lactose, arôme vanille, amidon, sel, colorant (E 160a)."
Au delà du fait que ces desserts ont peu de valeur nutritive, il faut savoir que les additifs alimentaires cités ci-dessus sont pointés du doigt par bon nombre de scientifiques. Allergisants, affaiblissant le système immunitaire, augmentant l'hyperactivité et les troubles digestifs, issus de produits génétiquement modifiés (notamment le phosphate de diamidon hydroxypropylé - E 1142 -, produit dérivé de maïs transgénique), ils ont également le vilain défaut de coûter cher. Même avec un planning surchargé - métro-boulot-marmot-dodo -, je vous encourage à prendre 10 minutes dans la semaine pour réaliser ces divines petites crèmes. Fondantes, crémeuses, faciles, elles ne vous coûteront seulement 2,5 € les 6 pots, en utilisant des produits bio. D'ailleurs, pour les enfants allergiques au lait de vache, on peut le remplacer sans problème par des produits dérivés tels que le lait de noisette ou la crème d'avoine. Il reste néanmoins un point, apparemment délicat... Le démon du caramel ! Pas de panique, je vous propose une recette presque inratable qu'une internaute, Liliane, m'avait donnée...

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Crème de châtaignes

Prononcez lentement le titre de cette recette... Il roule, glisse, rebondit et fond sur la langue, comme le fruit qui lui rend honneur. Contrairement aux autres confitures, la crème de châtaignes réunit à la fois la saveur et la texture si particulière de la chair. C'est bien connu, les choses (ou les personnes ?) les plus piquantes et coriaces dissimulent souvent un coeur en or. Je ne saurai l'expliquer, mais ce côté farineux m'a toujours fait chavirer - ce qui n'est pas le cas des abricots ou des pommes qui se réduisent en purée dès la première bouchée, pouah ! Si j'ai décidé de publier cette recette, c'est pour partager une astuce, qui j'espère, vous donnera envie de réaliser ce concentré d'automne.
Celles et ceux qui ont l'habitude de ramasser chaque année des châtaignes et de les préparer en confiture le savent : c'est laborieux. Ce n'est pas tant l'épluchage de la première écorce qui reste pénible (quoique), mais bel et bien la deuxième phase, épuisante au possible : l'épluchage de la deuxième peau ! Si vous les conservez en bocaux au naturel, vous n'y échapperez pas. Néanmoins, si vous êtes un grand amateur de crème de marrons, venez lire ce qui suit. Rien d'exceptionnel en soi mais après avoir écumé de multiples recettes, il s'avère que l'astuce que je vais vous donner n'est pas si connue que cela...

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Cassoulet de Castelnaudary

Quand on fait un cassoulet, surtout la première fois, c'est un grand moment d'excitation. On met du cœur à le réaliser, on reste les yeux rivés derrière la porte du four (c'est une manie chez moi, je sais !), on s'extase devant les bulles dorées et vermillon du jus qui bouillonne sagement, on hume les parfums qui se dispersent dans la cuisine, on supplie son estomac d'arrêter de grommeler de faim. C'est l'effet "cassoulet". Je peux vous dire que peu de plats suscitent chez moi une telle frénésie. La préparation de cette potée originaire du sud-ouest est une fête en soi. Je choisis de bons morceaux de viandes chez mon boucher (avec une liste pour ne rien oublier, chaque ingrédient compte), je choisis une tête d'ail au marché, sors de mon congélateur les haricots blancs demi-secs ayant été écossés l'été, cueille du thym et du laurier dans mon jardin et fais un saut rapide au supermarché pour prendre du concentré de tomates et une conserve de canard confit. Vous l'aurez compris, on ne décide pas de faire un cassoulet du jour au lendemain, mais toute cette organisation préliminaire ne doit pas vous rebuter, au contraire. Elle fait délicieusement mijoter l'envie de manger de la viande tendre et des haricots gorgés d'un jus à la saveur unique...

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Cookies aux éclats de chocolat et de noisettes

Quand je vais chez des amis, je ne peux m'empêcher de faire le rat de bibliothèque. Je fouine méticuleusement dans leurs étagères pour dénicher quelques livres de cuisine alléchants. Il n'y a pas longtemps, je suis tombée sur un ouvrage dont le thème m'a d'emblée séduite : le grand livre de la cuisine américaine. Quelles pépites se cachent dans ces pages ? A première vue, il ne paie pas de mine, une couverture plutôt rococo, aucune photographie pour illustrer les recettes. Mais en regardant de plus près, j'ai vite compris que ce livre méritait son titre : c'est une véritable mine d'or qui donne immédiatement envie de se ruer vers l'ouest gourmand. Les 400 recettes, typiques du nouveau monde, converties avec le système de poids et de mesures français, sont particulièrement détaillées et enrichies d'encadrés techniques pour faciliter leur réalisation. Au chapitre des biscuits sucrés, j'ai retenu cette recette de cookies aux éclats de chocolat. Quand j'ai demandé au propriétaire du livre s'il l'avait déjà essayé, il m'a répondu, avec la malice qui caractérise son regard, que ces biscuits était divins. "Restent-ils croustillants longtemps ?" lui ai-je demandé (à mes yeux, c'est un pré-requis essentiel). "Oui, dès la sortie du four et même plusieurs jours après si tu les conserves dans une boîte en fer. Ils croustillent en surface et sont fondants à coeur...". De retour à la maison, je n'ai pas laissé mon petit bout de papier grifonné dans les tiroirs, je suis directement passée à l'action.

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Gelée de pommes

Quand j'ai conçu le synopsis de mon livre, j'ai dû écarter par la suite de nombreuses recettes, à regret. Parmi elles, il y en a une qui me ravit au plus haut point, qui me fait attendre l'automne, c'est la gelée de pommes. De mémoire, je n'ai jamais cédé à la facilité de réaliser mes confitures avec du sucre gélifié. C'est pratique, on est d'accord mais percer les mystères des confitures n'a jamais titillé votre curiosité ? La rencontre alchimique entre le sucre, l'acidité du fruit et la pectine qu'il contient (plus ou moins) me semblait tellement intriguante que très tôt, je me suis documentée pour en savoir plus. Il faut comprendre que ce trio gagnant est la condition sine qua non pour obtenir une bonne gélification et par conséquent une bonne conservation. A ce propos, ne croyez pas que mettre simplement de l'agar-agar dans vos purées de fruits brûlants suffit ! Elles se gélifiront, pas de soucis, mais se conserveront nettement bien plus longtemps que celles réalisées à l'ancienne. Les confitures contenant des morceaux de fruits m'ont rarement posé de problèmes, mais ce qui n'a pas toujours été le cas pour les gelées. Si vous aussi vous pestez de rater ces préparations translucides, fondantes, merveilleusement fruitées, ou que tout simplement, vous adorez la pomme, cette recette est alors pour vous.

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Jambon aux œufs durs du Morvan

Plus le temps passe, plus je deviens exigeante en matière de recettes. Afin d'ouvrir mes horizons culinaires, et les vôtres par la même occasion, je recherche régulièrement des recettes rares, authentiques, griffonnées à la va-vite sur une feuille, issues d'une tradition familiale ou chargées d'histoire. Je pense notamment aux blinis de Mira, à la soupe à l'oignon de maman, au sublime cake au chocolat de Maja... Souvent absents des livres de cuisine, je les classe dans ma rubrique imaginaire des recettes extraordinaires. Lorsqu'un collègue de mon homme-ours m'a donné cette recette de sa mère, j'ai eu le sentiment d'avoir trouvé une sacrée pépite. "C'est un talon de jambon cru cuit lentement avec un pied de veau, une garniture aromatique et des oeufs durs. On effiloche ensuite la viande et on la prend en gelée dans une terrine. C'est drôlement bon !", me confia Jean-François, bûcheron de métier. Étant donné son gabarit, nul doute qu'il a été nourri avec l'amour et le talent qui caractérisent les cuisinières d'antan. Ce type de plats me donne toujours un sursaut de motivation. Simple à réaliser, économique, nourrissante, cette terrine morvandelle est une merveille de fraîcheur et de goût que je voulais vous faire découvrir absolument...

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Beurrée berrichonne

Ne cherchez pas, ce gâteau ne figure pas dans les recueils de recettes berrichonnes... Et pourtant, à lire son titre très évocateur, on pourrait croire qu'il s'agit d'un gâteau issu de mon terroir. Seulement, j'ai triché : c'est un délice largement inspiré d'une spécialité belle-îloise, la beurrée.

Depuis mon absence sur le blog (ou plutôt ma présence transparente, telle une petite fourmi qui balaye et nettoie son chez-soi), je n'avais pas eu l'occasion de vous dire que j'étais repartie à Belle-Île à la fin du mois de septembre. Lorsque des amis (ils se reconnaîtront) m'ont proposé de partir avec eux, j'ai bien évidemment foncé. Une semaine de vacances sur une île dépeuplée en comparaison avec la haute saison, avouez que c'est plutôt tentant. Au programme, coquillages (j'y reviendrai prochainement), crustacés et pâtisseries bretonnes. Et dès le début de notre séjour, nous avons jeté notre dévolu sur cette fameuse beurrée partant du principe qu'il fallait bien faire du gras avant l'hiver.

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