samedi 31 octobre 2009
Cassoulet de Castelnaudary
Quand on fait un cassoulet, surtout la première fois, c'est un grand moment d'excitation. On met du cœur à le réaliser, on reste les yeux rivés derrière la porte du four (c'est une manie chez moi, je sais !), on s'extase devant les bulles dorées et vermillon du jus qui bouillonne sagement, on hume les parfums qui se dispersent dans la cuisine, on supplie son estomac d'arrêter de grommeler de faim. C'est l'effet "cassoulet". Je peux vous dire que peu de plats suscitent chez moi une telle frénésie. La préparation de cette potée originaire du sud-ouest est une fête en soi. Je choisis de bons morceaux de viandes chez mon boucher (avec une liste pour ne rien oublier, chaque ingrédient compte), je choisis une tête d'ail au marché, sors de mon congélateur les haricots blancs demi-secs ayant été écossés l'été, cueille du thym et du laurier dans mon jardin et fais un saut rapide au supermarché pour prendre du concentré de tomates et une conserve de canard confit. Vous l'aurez compris, on ne décide pas de faire un cassoulet du jour au lendemain, mais toute cette organisation préliminaire ne doit pas vous rebuter, au contraire. Elle fait délicieusement mijoter l'envie de manger de la viande tendre et des haricots gorgés d'un jus à la saveur unique...
Indispensable saucisse de Toulouse
C'est une saucisse fraîche de porc qui bénéficie depuis 1992 du Label Rouge. Comme tout produit appartenant à ce label, elle répond à un cahier des charges strict. La saucisse de Toulouse doit être composée de 75 % de porc maigre, de 25 % de poitrine, de sucre, d'eau, de sel et de poivre. Chose rare dans le domaine de la charcuterie, elle est garantie sans colorant, arôme artificiel et conservateur. André Audouy, président du syndicat des charcutiers-traiteurs de Haute-Garonne, a d'ailleurs déposé à l'INPI l'appellation Véritable saucisse de Toulouse artisanale pour protéger et pérenniser le savoir-faire de cette recette, traditionnellement réalisée à partir de porcs élevés dans la région. L'homme, figure emblématique locale, peste contre les usines produisant la saucisse en dehors de Toulouse et du département et se faisant de l'argent sur cette appellation vendeuse.
Même s'il faut saluer les initiatives de cet homme amoureux de son terroir, j'aimerais nuancer son propos. Les amateurs de cassoulet, qui n'habitent pas la région de Toulouse comme moi, ne peuvent acheter de vraies saucisses de Toulouse. Faisons-nous alors du faux cassoulet, en est-il moins bon ? Chez Eric Leboeuf, mon boucher attitré, je trouve d'excellentes saucisses qui s'adaptent parfaitement à la recette du cassoulet. A mon sens, la véritable erreur serait de la faire avec de vulgaires saucisses de supermarché. Je n'invite rien en disant que la réussite d'un cassoulet tient dans le choix de produits de qualité.
Au niveau cuisson, les Toulousains et autres habitants du sud-ouest recommandent de la cuire dans du saindoux, de la graisse de canard, mais jamais dans du beurre ou de l'huile d'olive. La pire hérésie consiste à piquer la saucisse pour faire sortir le jus. Je sais qu'il peut être tentant, pour certains, de faire évacuer "toute la graisse qu'il y a dedans". Assumez le fait de manger gras et dites-vous que le régime, c'est pour un autre jour, tout simplement !

Le savant équilibre entre la viande maigre et le gras
La particularité de ce plat est en effet de jongler entre les morceaux de viande maigre (jarret, épaule, palette de porc demi-sel, confit de canard) et les ingrédients gras (lard fumé, couenne et graisse de canard). A aucun moment, vous ne vous retrouvez avec une bouchée de viande à la texture douteuse. La chair, tendre et fondante, est savamment parfumée par cet apport de graisse indispensable à la réussite du plat. Ne faites pas l'impasse sur la couenne que l'on tapisse au fond de la cocotte - ou de la cassole, plat creux en terre cuite à qui l'on doit le nom du cassoulet -, elle évite aux haricots blancs et à la viande d'accrocher. Enfin, pensez à bien dessaler le porc avant cuisson, vous risqueriez d'avoir une mauvaise surprise.
Les haricots blancs oui, mais lesquels ?
Je prépare souvent mon cassoulet avec des haricots blancs fraîchement écossés. En été, j'achète plusieurs kilos, expulse de leur cosse jaune craquante les petites graines blanches nacrées, les rince à l'eau froide et les congèle crues. Il n'est pas nécessaire de décongeler les haricots avant cuisson et ils sont aussi bons que les frais. Si vous n'avez pas de haricots frais en stock, optez pour des secs, comme il est d'usage de le faire dans la recette traditionnelle (les haricots sont mis à sécher au soleil, à même le sol).
Il y a très longtemps, le cassoulet, nommé encore estouffet au XVIIe siècle, était préparé avec des fèves (ou doliques). D'après certains historiens, la popularité des haricots blancs dans le sud-ouest serait liée à Catherine de Médicis, comtesse de Lauragais. Quelles variétés de haricots doit-on choisir ? Je dois vous avouer qu'après deux heures de recherches sur Internet et dans mes livres, j'en ai perdu mon latin ! J'aurai aimé pouvoir vous donner une réponse, mais la querelle qui oppose les puristes du cassoulet, les défenseurs du haricot tarbais (premier Haricot français ayant obtenu un Label Rouge en 1997) et les amateurs du lingot lauragais m'a fait tourner en rond.
Néanmoins, j'ai trouvé un avis très intéressant de Jean-Pierre Coffe, qui, dans une chronique gourmande diffusée sur France Info, disait ceci : "il est de bon ton de s’enticher du haricot tarbais. Il y a 25 ans, il était pratiquement tombé dans l’oubli, seuls, quelques vieux producteurs de maïs plantaient des tarbais, se servant de la tige comme tuteur. Il s’agissait d’une tradition locale, réservée à quelques rares amateurs mais quelques affairistes audacieux ont relancé le haricot tarbais, il n’y en a donc plus que pour lui. En son absence, il a bien fallu faire avec les lingots, coco et autres haricots secs."

L'apologie du cassoulet originel ?
Même si le choix de promouvoir son terroir est justifié et nécessaire (tradition, sauvegarde du patrimoine culinaire, goût...), doit-on impérativement suivre les recommandations des puristes ? Haricots tarbais, lingots du Laurageais, mongettes, tous sont utilisés pour confectionner un bon cassoulet mais, à mon sens, si vous avez des haricots blancs et dodus, issus de votre potager, vous le réussirez sans problème. Rappelons-nous qu'à la base, c'est un plat paysan qui utilise des légumes locaux.
Pour information, 2/3 des conserves de cassoulet sont faites avec des haricots blancs provenant d'Amérique du Sud. Le dernier tiers, réalisé avec des haricots français, provient des conserveries "de luxe" du sud-ouest. Si vous n'avez jamais fait de cassoulet, il est peut-être grand temps de vous y atteler. Bien meilleur que sa pâle copie industrielle, le fait-maison ne coûte pas vraiment cher, 25 € pour 6 personnes (soit environ 4 € la part). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas un plat compliqué. La première fois, cela peut sembler long à préparer (surtout le nettoyage de vaisselle), mais qu'importe, la récompense est toujours dans l'assiette !
Recommandation importante : à défaut d'avoir une cassole, choisissez une cocotte de grande largeur allant au four.
Ingrédients pour 6 personnes
600 g de haricots blancs secs (ou 1 kg de frais, écossés) - 3 cuisses de canard confit - 3 saucisses de Toulouse - 300 g de porc maigre demi-sel (palette, épaule) - 6 tranches de lard fumé 1 large carré de couenne (20 cm x 20 cm) - 1 carotte - 1 oignon - 8 gousses d'ail - 1 cuillère à soupe de concentré de tomates - 1 feuille de laurier - 2 branches de thym - 3 pincées de poivre noir.
Temps de préparation : 2 heures
Niveau : facile
Coût : économique
1. La veille, faites tremper les haricots secs dans de l'eau froide. Le lendemain, jetez l'eau de trempage.
2. Deux heures avant, faites dessaler le porc dans de l'eau froide (ou plus selon le niveau de salaison de la viande, demandez conseil à votre boucher).
3. Portez une grande marmite d'eau à ébullition. Ajoutez les haricots et faites les cuire 5 minutes à découvert. Égouttez-les.
Cette étape permet de limiter les dommages collatéraux causés par les haricots, on se comprend !
4. Portez à nouveau une grande marmite d'eau à ébullition. Épluchez l'oignon et la carotte, coupez-les en rondelles et ajoutez-les dans la marmite avec les haricots, le thym et le laurier.
5. Couvrez et laissez cuire à feu modéré pendant 45 minutes voire plus, jusqu'à ce que les haricots soient cuits tout en étant fermes.
6. Égouttez les haricots au-dessus d'un grand saladier pour conserver le jus de cuisson. Reversez-les dans un autre grand saladier (vous pouvez garder l'oignon, la carotte, le thym et le laurier).
7. Épluchez et hachez l'ail. Coupez le lard fumé en lanières.
8. Ajoutez l'ail, le lard fumé, le concentré de tomates et le poivre noir aux haricots blancs, puis mélangez.
9. Préchauffez le four à 160°C.
10. Faites légèrement dorer les cuisses de confit de canard dans une grande poêle. Réservez-les dans un plat creux.
11. Grillez ensuite les saucisses de Toulouse dans la même poêle, durant 5 minutes, avec un peu de graisse du confit de canard . Réservez-les dans le plat creux.
12. Coupez le porc en 6 morceaux et faites-le saisir dans la poêle quelques minutes.
13. Disposez la couenne (côté peau) au fond d'une grande cocotte allant au four.
14. Versez 1/3 des haricots blancs, disposez le porc et les cuisses de confit de canard par-dessus, recouvrez avec le reste des haricots blancs, puis ajoutez les saucisses de Toulouse en les enfonçant légèrement.
15. Ajoutez du jus de cuisson des haricots à niveau, versez un peu de graisse de la poêle dessus et enfournez pendant 3h00 (si vous l'oubliez un peu, ce n'est pas gênant).
16. Surveillez régulièrement la formation de la croûte en surface. Quand les haricots sont bien dorés, appuyer légèrement dessus pour les immerger dans le jus de cuisson. Vous pouvez ajouter du jus de cuisson des haricots si nécessaire.
17. Le cassoulet est prêt, régalez-vous !
N.B. : le jus du cassoulet reste assez translucide le jour de sa préparation. Même s'il est délicieux dès la sortie du four, je vous conseille de le préparer la veille en diminuant le temps de cuisson à 2h30. Faites-le réchauffer le lendemain à 150°C pendant 1 heure.
D'autres recettes par ici !
Blanquette de veau à l'ancienne
La carbonade flamande
Poulet basquaise














Commentaires
Je pourrai presque en avoir envie....
— Mathilde, le 1 novembre 2009 à 20:22On s'y croirait ... Je sens l'odeur me chatouiller les narines... J'en connais qui finissent la cuisson par de la chapelure maison...
— Mamy2yumi, le 1 novembre 2009 à 22:15Dans ma région, on ne dirait pas poitrine ou lard, mais ventrêche... ;) et j'utilise les Tarbais voisins...
Quel récit ce cassoulet de Lilo!
Super plat,on peut le preparer la vieille,le servir comme plat unique lorsque l on est nombreux cela permet de regaler ses invites tout en restant à table.
— vero, le 2 novembre 2009 à 08:53Humm...
J'en ai justement préparé un il y a quelques semaines en trouvant bien dommage que la recette ne figure pas chez toi...
J'ai franchement galéré pour trouver les fameuses saucisses de Toulouse, totalement inconnues chez nous. Et J'ai été très énervée lors de sa recherche car "on" m'a proposé de tout : Toulouse ? Non mais j'ai Strasbourg, ah ! et puis tiens Frankfort aussi ! ouais, ça doit être pareil, y a que la région qui change ! Tu parles !
Hummmm, j'ai hâte de recommencer, c'était tellement bon, goûteux, succulent ...
Waouh vive la France et ses petits plats régionaux si... enfin tellement ......
MIAM !
— mimizen, le 2 novembre 2009 à 11:02Sacrilège ! Pas de tomates chez les puristes. Je suis dans le Sud-Ouest, pire dans le Lauragais, entre Castelnaudary (dieu le père pour le cassoulet), Toulouse (dieu le fils) et Carcassonne (le saint esprit), c'est ainsi qu'on les nomme. Avec donc des variantes ici et là. Mais la tomate est en fait la plupart du temps utilisée pour donner sa couleur doré au cassoulet. Si on le fait comme vous le proposez dans les règles de l'art, c'est en dire en cassant régulièrement la croute (7 fois au moins) et sans chapelure (un sacrilège qui ne pardonne pas, la croute se faisant naturellement), la tomate n'a aucun intéret. Alors, merci pour cette belle ode à un plat local que j'adore.
— clothilde, le 2 novembre 2009 à 12:36Amitiés du sud ouest (je suis en train de préparer la beurrée berrichonne). Et la semaine dernière, j'ai pensé à vous en achetant une Sucrine du Berry qui est gouteuse à un point inoui. Votre site est un bonheur. Et votre livre est dans ma liste du Père Noel.
Continuez.
Attention dans le midi toulousain on ne plaisante pas avec la tradition (voir message de Clothilde). Il me semble qu'entre Carcassonne, Toulouse et Castelnaudary les recettes diffèrent par leur garniture, notamment de viande, mais je ne suis pas assez calée pour te préciser en quoi.
— Celine-marine, le 2 novembre 2009 à 13:01Pour les effets collatéraux des haricots, je me suis laissé dire qu'un peu de bicarbonate, ou bien de la sarriette, dans l'eau de cuisson, élimine le problème...
J'ajoute qu'utiliser une cassole en terre conçue à cet effet assure une cuisson parfaite (dans ma famille en tout cas on ne jure plus que par ça pour le cassoulet).
Merci en tout cas pour cette belle recette de terroir.
Je savais qu'en publiant cette recette, j'aurai des commentaires de grands amateurs de cassoulet, comme toi Clothilde ou Céline-Marine ;) L'ajout du concentré de tomates est probablement facultatif mais c'est une internaute de Castelnaudary qui m'avait donné cette astuce, comme quoi ! D'autre part, j'ai lu dans certains livres que le cassoulet de Toulouse met de la chapelure dessus, mais je te rejoins Clothilde, la croûte formée naturellement sur les haricots suffit amplement, à mon sens. Pour limiter les effets désagréables des haricots, on peut en effet mettre du bicarbonate de soude, une petite pincée suffit. Quoiqu'il en soit, merci pour vos commentaires qui permettent de compléter mon billet, non exhaustif bien entendu !
— Lilo, le 2 novembre 2009 à 13:51Voilà, il pleut enfin depuis cette nuit et tu arrives à point pour nous donner envie de ce plat d'hiver à partager entre copains. Clothile et Céline ont fait les précissions nécessaires sur la croute et le contenant, un morceau de kombu peut remplacer le bicarbonate dans la cuison des haricots (réduire le temps ); pour la saucisse, l'important est qu'elle soit nature, sans herbes ni vin blanc pas de diots ou de saucisse charentaise, par ailleurs excellents avec leurs garnitures locales..
un autre point important : Pour l'avoir vécu moult fois, c'est comme pour le parmentier... même en prévoyant trés large, en faisant un second plat, sauf à cacher ce dernier, il n'y a JAMAIS de quoi congeler un repas quand les copains s'en vont....
— La Souris, le 2 novembre 2009 à 14:43et j'adore ton distinguo entre les viandes maigres comme "la palette et le confit " et les morceaux gras comme la couenne.. cela m'enchante tout à fait !!!
humm, ça fait très très envie...et même avec le concentré de tomate!je trouve cette variante intéressante!bises
— ana, le 2 novembre 2009 à 18:07Je n'ai jamais fait de cassoulet, je n'en ai même jamais mangé, mais ta recette me donne envie d'essayer.
— marina, le 2 novembre 2009 à 18:51Concernant la cocotte allant au four, j'ai une cocotte en fonte emaillée. Est-ce que ça convient ?
Oui Marina, à défaut d'avoir une cassole, tu peux prendre ta cocotte en fonte émaillé (c'est ce que j'utilise d'ailleurs).
— Lilo, le 2 novembre 2009 à 18:56Devant mon écran, un oeil sur ta soupe d'oignon:
"- Oh! Lilo, elle a fait un cassoulet de Castelnaudary"
réponse de l'homme au loin sur le canapé
"- de Castelnaudary ou de Toulouse?"
"- attends, je lis..."
"- dis lui que si elle met du saucisson à l'ail, c'est de Castelnaudary, si elle met de la saucisse de Toulouse, c'est du Cassoulet de Toulouse" (rapport au vieux livre de cuisine du Sud-ouest qu'il a retrouvé le week-end dernier)
"- ben, elle met de la saucisse de Toulouse,et c'est un cassoulet de Castelnaudary"... :)
moi, je préfère me concentrer sur la soupe d'oignon..toutes ces nuances m'échappent (honte à moi, je sais)...ceci dit, mon boucher poète de Lanta (dans le Lauragais) a une saucisse de Toulouse à se rouler par terre...et le cassoulet, à la maison c'est le boulot de l'homme (comme les lasagnes).
— marionette, le 2 novembre 2009 à 20:33Haaaaaaaaaaa !!!!!!
— marion, le 2 novembre 2009 à 21:19j'en fait tous les ans pour des copains qui ne jurent plus que par mon cassoulet!!! le plus dur etant d etrouver d ebons ingredienst et surtout de la couenne!!! mais le travail et l'attente en valent largement le coup et le tine me fait bien evidemment saliver
— sab, le 3 novembre 2009 à 08:44Comme ma mère avait des haricots blancs au congélo(même méthode que toi d'ailleurs), je me suis lancée hier dans la fameuse recette de cassoulet, avec elle, une première pour nous... Lilo, c'était divin, rien à voir avec ce que j'ai déjà mangé, même au resto à Toulouse ! Grâce à tes explications, je n'ai pas trouvé cela compliqué mais alors bonjour la vaisselle pleine de graisse :-)
— Jessy, le 3 novembre 2009 à 10:02je transmet de ce pas cette recette à mon homme, fan de cassoulet!
merci lilo!
— ln, le 3 novembre 2009 à 15:51Huuuuuuum! Ca donne très faim! Malheureusement je n'ai pas de sous en ce moment donc juste pour me calmer après avoir lu ce que tu as écrit à ce sujet, je vais foncer au monop' me trouver une boîte de cassoulet!
— Zaza, le 3 novembre 2009 à 17:46Oh la la je succombe, le cassoulet l'un de mes plats d'hiver préférés (et oui y aussi le boeuf bourguignon et la blanquette, vive les plats de grand mère!!). J'en ai l'eau à la bouche rien qu'en regardant les photos, je sens que ce week end ce sera cassoulet party à la maison ^_^ Mélody
— Le Boudoir Gourmand, le 3 novembre 2009 à 19:21Si tu utilises des haricots fraîchement écossés au bout de 3h je crains que tu obtiennes de la purée...
— mamie caillou, le 3 novembre 2009 à 19:23J'adore le cassoulet et peu m'importe qu'il soit de Castelnaudary ou de toulouse, mais le choix des haricots reste très important ...et leur cuisson également !
Le temps pluvieux qui semble s'installer invite vraiment à se lancer dans la confection de ton cassoulet LILO et impossible de le rater en suivant méthodiquement ta recette étayée de précieux conseils....comme d'hab! MERCI à toi pour tout l'historique fort enrichissante
— NIC, le 3 novembre 2009 à 20:12De réputation et à la lecture de vos commentaires, le cassoulet est souvent une affaire d'hommes en effet ! Marionnette, je n'ai jamais vu que l'on ajoutait du saucisson à l'ail dans le cassoulet de Castelnaudary... c'est peut-être une recette familiale ?
— Lilo, le 3 novembre 2009 à 20:36Sab, la couenne est difficile à trouver au supermarché, pas chez le boucher !
Jessy, je suis contente que tu te sois lancée et régalée.
Zaza : garde-toi la recette pour des jours meilleurs ;)
Mélody, bonne idée !
Mamie Caillou, je t'assure que j'ai jamais obtenu de la purée avec des haricots frais. Et je fais régulièrement du cassoulet ainsi, sans problème de cuisson avec mes haricots, parole de berrichonne ;)
Nic, la pluie se faisait attendre en effet et avec ce temps-là, le cassoulet est toujours de bonne augure :)
non, mais nous non plus on n'a jamais vu ça...il a juste voulu faire le malin parce qu'il a trouvé un vieux livre tout poussiéreux rempli de recettes comme la cargolade, la ouillade et autre plats locaux de l'espace...qui n'a même plus de couverture, donc, je ne peux même pas dénoncer... :(
— marionette, le 3 novembre 2009 à 21:02D'ou qu'il vienne, quelle que soit la variante, il est delicieux de toutes facons, a rester des heures devant la porte du four, bien d'accord avec toi. Quant aux dommage collateraux, si on utilise des haricots frais, ils sont nettement attenues il me semble.
— gracianne, le 4 novembre 2009 à 12:56ah mais je n'étais même pas au courant que tu étais revenu avec un blog tout pimpant!!et surtout une recette bien alléchante!
— marie, le 4 novembre 2009 à 13:12merci pour cette recette
— véro50, le 4 novembre 2009 à 15:21Merci pour cette recette !
— Myriam façonne, le 4 novembre 2009 à 19:25Je souhaite vous faire découvrir mon site:
www.myriamfaconne.fr
J'ai découvert ton blog il y a quelques semaines et depuis, je me délecte !
— Cécile de Brest, le 4 novembre 2009 à 19:56Mais ce qui m'a poussée à laisser un commentaire c'est quand j'ai vu le nom de ton boucher !
J'ai vécu quelques temps à Bourges et j'en garde un souvenir formidable. C'est une ville que j'ai adorée et je faisais aussi mes courses chez Leboeuf puisque je vivais juste à côté.
Je vais certainement me laisser tenter par cette recette, nous sommes friands de cassoulet à la maison !
Depuis le temps que j'ai envie de me lancer dans un cassoulet! je crois que je vais sauter le pas! dis-moi, tu obtiens une si jolie sauce avec une seule cuillère de concentré de tomates?
— anne, le 6 novembre 2009 à 16:09Je rêve de préparer un bon cassoulet depuis que j'habite dans le sud ouest (8 ans); avec ta recette fort précise et appétissante, il est maintenant grand temps que j'en cuisine un...avant que je ne déménage bientôt à Montpellier...
— Christel, le 9 novembre 2009 à 09:05il ne me reste plus qu'à aller dénicher de bons produits, mais du côté de Bordeaux, ce devrait être chose facile!
meci pour ton coup de pouce!
Bonjour à tous!
— nina, le 12 novembre 2009 à 21:39En tant que Toulousaine, je me permets d'ajouter mon grain de sel: OK, Clotilde sur tes commentaires sur le concentré de tomates et la chapelure. Ils ne sont sont pas essentiels. D'accord sur les "7 peaux" qui doivent être crevées aussitôt qu'elles ne forment et contribuent ainsi à l'onctuosité du cassoulet.
Bravo Lilo pour ta recette. Les haricots lingots, michelet et cocos conviennent parfaitement. De la part d'une berrichonne, c'est fort et bien documenté! Je suis juste étonnée de la présence de poitrine fumée qui change le goût du cassoulet; la poitrine 1/2 sel est idéale. Quant à l'oignon et la carotte (facultative), je les fais rissoler dans un peu de graisse d'oie avant d'ajouter les haricots et l'aïl. A propos d'aïl, ne lésinons pas! André Daguin disait: "pour un japonais, comptez une demi gousse, un Parisien, une gousse et un Gascon ou un Languedocien, deux gousses"! Anecdote trouvée dans le livre historique, philosophique et un poil humoristique "cassoulets, haricots, mongets et Cie" de Vincent Pousson que je recommande tout spécialement à l'homme de Marionette qui prendra une magistralement leçon "cassoulesque" (ou est-il allé chercher cette histoire de saucisson à l'aïl?). C'est incroyable tout ce qu'on peut apprendre sur le cassoulet et les haricots dans ce livre d'une centaine de pages édité par les excellentes éditions Loubatières qui ont également commis "truffes, cèpes, secrets et Cie", "picholines, lucques, olives et Cie", "confits, canards, oies et Cie", "tripous, paquets, gras-double et Cie", "porcs, cochons, jambons et Cie". Avis aux amateurs!
Merci, merci et encore merci, Lilo, pour ton blog. Chaque fois que j'ai lu ta dernière création, je pense déjà à la suivante que j'attends avec impatience. Ah! si nous pouvions en avoir une chaque jour, ou bien, allez! tous les 2 jours! mais j'imagine le travail que cela représente en photos, mise en page, réponse à nos commentaires, etc et je trouve déjà fabuleux que nous ayions ce magnifique site à notre disposition. Je rentre de 3 semaines d'absence et j'en ai eu plusieurs d'un coup! Magique!
Mes excuses pour la longueur de mon intervention...
Nina
Bravo pour votre cassoulet; je le prépare à peu près de cette manière en y rajoutant toutefois un peu d'agneau (épigrammes ou épaule coupée en tranches).
— jpv, le 15 novembre 2009 à 13:40Quant aux haricots, j'utilise des Tarbais qui ont la réputation, du fait de leur peau très fine, d' éviter les désagréments habituels dus à leur digestion. J' habite dans le sud-ouest (en Périgord) et j'utilise des pattes de canard confites ainsi que du saucisson à l'ail et du porc demi sel auquel je rajoute des saucisses de mon charcutier; 3 heures et demie de cuisson en retournant plusieurs fois la croûte du cassoulet dans la cassole.
j'ai fait un cassoulet "maison" il y a 1 an, que j'ai mis au congélateur. Je voudrais savoir s'il est encore bon à manger. Merci pour votre réponse.
— alouette, le 15 novembre 2009 à 18:35Cordialement
Merci Lilo pour cette recette, j'ai toujours eu la trouille de me " lancer dans le cassoulet " mais grâce à toi j'ai tenté ma première fois ce w end !
Que dire ? une merveille tout simplement ! C'est long ... mais qu'est ce que c'est bon ! J'encourage tout le monde à suivre la recette pas à pas, c'est inratable.Plus généralement, merci à toi Lilo d'avoir la gentillesse de partager ta passion avec nous, lectrice fidèle depuis des années, c'est mon premier commentaire je dois l'avouer, mais certainement pas le dernier.
— Bliss, le 16 novembre 2009 à 12:21Merci d'être si vigilante, attentive, passionnée : je ne me lasse pas de te lire et je suis certaine que nous sommes nombreux dans ce cas :)
Bonjour,
je suis en train de faire un cassoulet puis-je le congeler avant ou après la cuisson dans le four? Merci pour vos réponses
— chant, le 5 décembre 2009 à 20:18Bonjour,
— cris, le 11 décembre 2009 à 00:00je n'ai jamais fais de cassoulet, avant d'avoir lu cette recette. J'ai voulu essayer.
Un régal.
Ma mère m'a glissée: c'est le meilleur que je n'ai jamais mangé.
Merci Lilo. Merci et bravo. De toutes les recettes que j'ai dégotté, c'est la seule qui donne vraiment envie de lancer, c'est la seule qui donne des explications. Ce n'est que du plaisir. A lire, à réaliser, à déguster et à partager.
Ah le Lauraguet, le Toulousain, le Cagire et j'en passe.
Chacun son cassoulet et sa fierté...!
Je passe sur la fait que je suis parfaitement d'accord avec le fait que la sauce tomate est un crime et que la chapelure est un délit...
En revanche, dans l'esprit de ce site, je vais vous raconter comment ma grand-mère le faisait et comment j'essaie, difficilement, de l'imiter.
Mes grands parents, paysans plutôt pauvres, n'avaient qu'une pièce à vivre: la cuisine avec son cantou (âtre suffisamment grande pour s'y installer à côté du feu, le chauffage n'exiqtant évidemment pas).
Au dessus du feu, règnait une marmite en fonte accrochée à une chaine. Dans cette marmite, ma grand-mère y mettait tous les restes qui lui parraisaient "intéressants".
Ce qui procurait un bouillon divin.
Et voilà, on arrive au bouillon. Mes ami(e)s, le bouillon est le secret du cassoulet bien plus que les ingrédients qu'on y met.
Alors, lorsque, chaque année, je prépare mon cassoulet pour mes copains, je commence à faire le bouillon le lundi pour manger le cassoulet le samedi....!
Sachant qu'il y a obligatoirement la couenne, de l'échine de porc, une carcasse de canard et ce qui me reste à ce moment là. Souvent, je prépare mes repas la semaine d'avant en fonction!
Au fait, vous l'avez compris, je suis Toulousain...!!
Bon appétit à tous
Jean-Bernard
— Jean-Bernard, le 8 août 2010 à 10:46Merci pour ces recettes et votre site.
Une simple remarque de Toulousain que je suis depuis toujours:
Ne vous formalisez pas sur un nombre considérable d'ingrédients dans le cassoulet. qui reste d'origine un plat populaire, bon marché et de tous les jours.
Pourquoi faire un cassoulet systématiquement gras et souvent trop gras ?
Les cassoulets dégustés à Villefranche de Lauragais ou Castelnaudary, ou dans les restaurants en général, sont délicieux mails ils surnagent souvent dans la graisse en surabondance.
Ma mère et mes tantes, toulousaines de souche, m'ont laissé une excellente recette plus "maigre" où les haricots sont simplements cuits avec un peu de graisse de canard et de la saucisse de Toulouse bien sûr mais cuite au gril ou grillée au feu de bois si possible (encore mieux).
Une fois grillée, on met la saucisse dans le cassoulet pour finir la cuisson.
Parfois, si on en trouve une, on y met une couenne, c'est tout...
Je vous garantis que c'est aussi délicieux et surtout beaucoup plus digeste (et nettement moins cher en viande).
Je dirai même que c'est plus fin car le goût du haricot est moins parasité par la graisse ou les viandes trop grasses et trop nombreuses qui saturent rapidement le palais (et l'estomac).
Il s'agit là du cassoulet à la toulousaine, mijoté sur le coin de la cuisinière, tel qu'il se faisait autrefois pour n'importe quel jour de la semaine.
Ceux qui viennent le déguster à la maison en reprennent au moins une à deux fois et parfois en emporte chez eux !
Si ça interesse quelqu'un, je pourrais vous donner la recette complète.
Jean Louis
— Jean Louis, le 4 septembre 2011 à 10:08merci
— claude, le 19 mars 2012 à 20:42Le cassoulet doit il etre completement cuit pour le passer au four , s'il a été fait la veille
— andrelie, le 30 mars 2012 à 22:28Je me lance , mais je n'ai pas de four en ce moment, c'est grave? on peut s'en passer?
— rita, le 8 février 2013 à 13:52