Le printemps est une période exceptionnelle pour les passionnés de botanique. De mémoire, c'est lors de cette saison que mon intérêt pour les plantes sauvages s'est manifesté. De haut en bas et de gauche à droite, vous reconnaîtrez peut-être le lierre terrestre (à ne pas confondre avec le lierre grimpant), la tulipe (espèce cultivée), le muscari à grappe (étrangement de la même famille que l'ail des ours ou le muguet), le pissenlit (diurétique, comme son nom l'indique), le myosotis et le bouton d'or (toxique, comme la plupart des renonculacées).



Ci-dessous, de la même famille que le myosotis, la consoude et la bourrache, vous pouvez admirer la beauté de la pulmonaire officinale. Les boraginacées ont la particularité d'avoir des feuilles souvent épaisses et duveteuses. Elles sont pour la plupart comestibles, à la vapeur ou en beignets. Vous remarquerez d'étranges tâches sur les feuilles de la pulmonaire. Cette fleur de printemps aurait de réelles vertus pour soigner les problèmes de toux ou autres pathologies pulmonaires. En botanique, cette coïcidence de la nature est nommée "théorie des signatures". Formulée par Paracelse, médecin suisse du XVIème siècle, elle indique que "tout ce que la nature crée, elle le forme à l’image de la vertu qu’elle entend y attacher" (les feuilles en forme de coeur pour les problèmes cardiaques, la noix que l'on associe au cerveau...). Il ne s'agit là bien entendu que d'un principe que l'on ne peut attribuer à toutes les plantes sauvages. Toutefois, je me plais à croire une citation d'Aristote qui explique que "la nature ne fait rien en vain ni de superflu". Connu par cette célèbre phrase : "Tout est poison, rien n'est poison, ce qui fait le poison c’est la dose", Paracelse fut également un précurseur de la médecine psychosomatique.



J'aime photographier le cycle de vie d'une plante et le plus simple, le plus connu est certainement celui du pissenlit. Tout est comestible dans cette plante. On mange ses feuilles en salade (avant que les boutons de fleurs n'apparaissent pour limiter l'amertume), on fait macèrer ses boutons dans du vinaigre, on cuisine ses fleurs pour faire de la gelée (cramoillotte) ou du vin tonique (excellent pour nettoyer l'organisme), on utilise ses racines en décoction et encore dans les années 60, on récupérait son latex pour concevoir du caoutchouc.



Au cours de ma balade, ces petites touffes de laine accrochées aux fils barbelés ont retenu mon attention. En levant les yeux, j'ai apperçu ce mouton qui broûtait tranquillement l'herbe grasse. Avec l'âne noir, c'est l'animal qui symbolise le plus le Berry. On le retrouve sur le blason de Bourges, dans les enluminures médiévales des Très riches Heures du Duc du Berry, dans nos assiettes avec ses rognons ou ses animelles (cuisine de moins en moins pratiquée). C'est un animal pourtant moins courant que la vache que l'on peut voir aux quatre coins du département du Cher.



L'élevage des bovins est effectivement très présent dans ma région et parmi les races les plus connues, citons la charolaise et la Limousine , toutes deux des races à viande. On peut appercevoir également des Prim'holstein, ces célèbres vaches aux tâches noires et blanches dont la réputation d'excellentes laitières n'est plus à prouver. Ci-dessous, je pense qu'il s'agit plutôt de taurillons de la race pie noir de Bretagne (les Prim'holstein ayant une tête plus allongée et les oreilles plus fines). Si un agriculteur ou un connaisseur a la réponse, merci de poster un commentaire !