Avant de poursuivre notre visite virtuelle, il faut savoir que la rainette verte est une espèce protégée. Pollution, déréglement climatique asséchant les zones humides et marécages sont responsables de son déclin. Et quand on la regarde de plus près (et oui, elle ne dépasse pas 6 centimètres), il serait bien dommage de la voir disparaître. Elle intervient dans le fragile éco-système de notre planète et sa disparation ne serait pas sans répercussion pour d'autres espèces. Gourmande d'insectes, de mouches, de limaçons et de larves d'insectes aquatiques, la rainette verte régule ainsi son milieu en limitant la propagation des nuisibles. Elle est le seul batracien arboricole d'Europe et c'est grâce à ses petites pelotes gluantes qu'elle peut s'accrocher aux arbres. J'ai trouvé cette grenouille miniature à côté de la maison de la forêt privée où je me rends souvent. Elle était là immobile, à me fixer et par réflexe, je lui ai demandé "Tu veux ma photo la miss ?". Après quelques prises, je l'ai ramené à la mare d'eau la plus proche et je l'ai posé près du bord. Trois secondes plus tard..."Plouf !"



Je ne pouvais pas faire l'impasse sur les insectes. En voici un qui m'a bien surpris cet été. Alors que je souhaitais prendre en photo la petite fleur stérile noire d'une carotte sauvage, j'ai fait un bond en distinguant cette jolie araignée-crabe. Elle est maline cette arachnide. Aucune toile de tissée... Comment fait-elle pour capturer ses proies ? Elle patiente sur des fleurs de même couleur pour encore mieux surprendre les insectes qui voudraient se reposer ou butiner. Courageuse, elle attaque des mouches, des papillons voire même des abeilles en les paralysant avec son venin, puis elle en fait son petit quatre heures quoi ! Il est certain qu'elle ne ferait pas le poids contre ce lézard caché derrière un panicaut champêtre. Ce n'est pas qu'une question de taille mais c'est surtout sa peau écaillée qui le protège de tout insecte. Je n'ai pas réussi à trouver le nom de ce joli lézard photographié à Belle-Île alors si vous le savez, faîtes-moi signe.



Observez ce bourdon, il a du pollen sur son duvet, c'est trop mignon. Cette photo a été prise mi-septembre dans mon jardin, grâce à Kinaï, notre troisième chienne derrièrement arrivée. Ce n'est encore qu'un bébé et son apprentissage de la nature fait partie de son éveil. Elle cherchait à croquer ces bourdons qui ne demandaient rien mais il fallait bien trouver une occupation ! Les bourdons quant à eux continuaient leur petit bonhomme de chemin en butinant tranquillement ces fleurs. Tous les hyménoptères ne piquent pas à tous les coups et le bourdon terrestre peut planter son dard à condition que vous l'ayez bien agacé. Par conséquent, ne soyez pas hystérique en aperçevant un bourdon près de vous, il ne vous fera aucun mal.



Dans la maison de campagne familiale, il y a toujours quelques chauves-souris tapissées derrière les volets. Il suffit de les ouvrir tout doucement pour découvrir ces petits vampirs peluchés et blottis les uns contre les autres. Je n'ai pas encore identifié l'espèce que vous distinguez sur la photo et c'est la raison pour laquelle je vais me rapprocher du Muséum d'Histoire Naturelle de Bourges qui est le plus grand spécialiste des chauves-souris en France.

De plus en plus menacées directement et indirectement par l'homme, les chauves-souris sont désormais protégées par diverses lois. Les pesticides les empoisonnent et tuent les insectes dont elles se nourrissent. L'augmentation des activités touristiques et scientifiques dans les cavités souterraines pertubent également leur mode de vie. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, elles ne se reproduisent pas vite. Un seul petit par an. Ce mammifère volant (le seul) m'a toujours fascinée. On lui prête de bien obscures légendes alors qu'en fait, il n'y a pas plus craintif et inoffentif.


zeuzèreQuel joli papillon de nuit trouvé sur la terrasse de la maison de Belle-Île cet été. Il s'agit d'une zeuzère, zeuzera pyrina, surnommé également la coquette. Sa beauté est bien trompeuse car les chenilles de ce papillon ravagent pommiers et poiriers. Les femelles pondent leurs œufs dans les fissures de l'écorce, ou dans les bourgeons, et lorsque la nymphose se réalise en début d'été, les chenilles grignotent le bois et affaiblissent ainsi l'arbre. Des chercheurs seraient en train de mettre au point une lutte microbiologique contre ces ravageurs. Le principe est simple : introduire des bactéries pour éliminer au maximum les nuisibles. Ce procédé indique que l'on peut très bien protéger les productions fruitières sans avoir recours à des pesticides nocifs pour l'environnement.



Enfin, j'aimerai bien que vous me trouviez le nom de cette bestiole là...

Si le monde des insectes ou si la macro-photographie vous intéresse, je vous invite tous à découvrir le site de François qui vous propose de découvrir un microcosmos haut en couleurs.