Je voulais surtout vous parler de la pistache. Bah oui, pour mon anniversaire bloguesque, comment ne pas vous bassiner avec mes plaidoiries botaniques et alimentaires ? Je vais essayer de faire court mais vous me connaissez (ou me le reprochez). Allez je me lance : " La pistache est une drupe"... Je vois déjà vos têtes perplexes, je vous rassure, moi aussi j'ai fait une grimace la première fois que j'ai entendu ce mot. C'est ni plus ni moins un fruit à à noyau comme la pêche, l'abricot, la cerise, la prune, la mangue (cette dernière fait partie de la même famille que la pistache). La pistache, comme la noix et l'amande, comporte une chair non comestible, mais des graines néanmoins délicieuses.

Si son taux de matières grasses reste important (50 %), il est essentiellement composé d'acides gras insaturés, essentiels à la santé. Comme nombre des fruits secs, la pistache est très riche en potassium. Je me suis interrogée sur l'utilité de ce sel minéral, utilisé régulièrement par les jardiniers (la potasse). Il est essentiel à la transmission des impulsions nerveuses, à la contraction musculaire (notamment le coeur !) et optimise le fonctionnement des reins et des glandes surrénales. Vous décrochez là ? Attendez ! Selon les scientifiques, une consommation régulière de potassium limite les risques d'hypertension, d’accident vasculaire cérébral et de calculs rénaux.

Là où le bas blesse, c'est que le sodium (sel) inverse les effets du potassium. On mange beaucoup trop salé les amis ! Un article disponible sur le site de l'Aprifel (agence des fruits et des légumes frais) l'explique d'ailleurs très bien ici. Entre les plats préparés en conserve ou surgelés, les hamburgers, les sauces déjà prêtes et les charcuteries, le sel a malheureusement envahi nos assiettes. A côté de cela, nous consommons de moins en moins les fruits et légumes riches en potassium (légumes, fruits secs et oléagineux...).


   


Alors le comble du comble, c'est de grignoter des pistaches salées pardi ! Où peut-on en trouver des non-salées ? Dans les supermarchés bios (encore eux), dans les épiceries orientales (l'Iran est le premier producteur mondial de pistaches), à G Detout (rue Tiquetonne à Paris) ou sur Internet. Ces petits gratins sont à tomber, croyez-moi. L'alliance de l'orange et de la pistache est une découverte culinaire que je ne manquerai pas d'explorer à nouveau. Croquez dans un morceau juteux d'orange et apaisez vos papilles avec la crème fondante à la pistache. En plus d'être bon, ce dessert est rapide à faire et tellement coloré ! Petite touche finale, saupoudrez un peu de sucre glace dessus et dévorez des yeux ces petits gratins avant de n'en faire qu'une bouchée.


Ingrédients pour deux raviers
1 oeuf - 50 g de sucre de canne - 20 g de crème fraîche - 30 g de pistaches mondées non salées - 2 oranges sanguines
Temps de préparation : 5 min
Niveau : facile
Coût : économique

1. Préchauffez le four à 200°C.

2. Coupez les extrémités des oranges et retirez la peau (aucune partie blanche ne doit rester). Détaillez les oranges en lamelles d'un demi centimètre.

3. Dans un grand bol, cassez l'oeuf, ajoutez le sucre de canne et la crème fraîche. Fouettez énergiquement.

4. Mixez les pistaches afin d'obtenir une poudre. Versez-la dans le bol et mélangez bien.

5. Disposez une orange par ravier et recouvrez de la crème de pistache.

6. Passez au four 15 min. Saupoudrez de sucre glace.

N.B. : ces gratins sont aussi bons tièdes que froids.


                  


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