En marchant sur ces champs de chaume, je voyais mon ombre s'agrandir à mesure que je m'approchais des rouleaux de paille. Parfois, le soleil était capricieux, caché par des cumulo-nimbus. J'attendais alors patiemment, accoudée sur la paille en scrutant le ciel. Un bruit me fit soudain tourner la tête. Derrière moi se trouvait un champ de blé immense. Au gré du vent, les épis dans leur mouvement ondulaient et formaient une danse sifflante.



Coq ou poule ? Vous vous rappelez enfant pincer entre votre pouce et votre index cette herbe sauvage et regarder la forme qu'elle prend ?



Placés ainsi, les rouleaux de paille sont incroyablement légers, un seul coup de pied les fait rouler. A plat, ils deviennent difficilement soulevables. Sur la photo, ils font environ 1 m 60 de diamètre, et au moins 3 personnes peuvent se cacher derrière. J'en ai vu dernièrement dépassant les 2 m 20.



A une centaine de mètres de chez moi et à l'ombre des chênes, des vaches profitaient de l'herbe encore grasse. La paille récoltée leur servira cet hiver pour le fourrage. Comme dans beaucoup de régions agricoles, les ronces forment des barrières naturelles pour les bovins qui pâturent. Elles donneront en août des mûres sauvages, aussi délicieuses nature qu'en confiture.



Ce taureau n'était pas vraiment ravi de me voir, il s'approchait lentement de mon objectif. Quelques secondes plus tard, il me faisait une belle grimace ! Et pour terminer, je vous propose une devinette : sur la photo de droite, de quoi s'agit-il ?