Les règles élémentaires de prudence et les limites de l'automédication

1- N'ayez jamais recours à des plantes que vous ne connaissez pas ou dont vous ne connaissez pas les propriétés.

2- Quand vous consommez des plantes, commencez toujours à petites doses. Prenez d'abord des doses inférieures à la dose normale pour vérifier que vous ne sentez pas d'effets secondaires.

3- Si vos symptômes persistent pendant plus de deux ou trois jours, ne vous reposez pas uniquement sur les herbes médicinales pour les soulager. Consultez votre médecin afin qu'il établisse un diagnostic exact de manière à suivre un traitement approprié.

4- Consultez toujours un médecin avant de prendre des plantes médicinales pendant une grossesse ou si vous souffrez d'une maladie chronique.

5- Ne considérez pas ces remèdes comme universels. Vous devez être capable d'avoir un esprit critique sur l'usage des plantes.


Comment récolter et conserver les plantes médicinales ?
Comment préparer les plantes
Des ouvrages intéressants sur ce sujet

La démarche de cuisiner ou de se soigner avec les plantes nécessite un minimum de connaissances, tout du moins de recherches sur le sujet. Les raisons sont simples : l'utilisation des plantes ne doit jamais être pris à la légère. Car si l'on peut parfois sous-estimer leur pouvoir, notamment dans le cadre de la médecine traditionnelle (allopathie), certaines comportent de forts risques d'allergies ou d'intoxication.

Il n'est pas question de vous faire peur mais plutôt vous sensibiliser sur la nécessité de respecter des règles de prudence. Les autres plantes que j'aurai l'occasion de vous présenter sont reconnaissables très facilement. Je m'appuie également sur des ouvrages de référence. D'autre part, je ne cherche pas à me suppléer à un herboriste ! Bien au contraire… Je suis une débutante qui souhaite vous faire partager mes nouvelles expériences.

Cette partie plus botanique ne s'éloigne pas du thème de la cuisine. Qui n'utilise pas du citron, du thym, de l'ail et autres herbes dans ses recettes ? Ces plantes étaient bien utilisées par les femmes de la campagne, elles faisaient partie de leur quotidien qu'il s'agisse de cuisine ou de remèdes de bonne femme (« bonne fame » > bonne réputation). Vivre à la campagne, ce n'est pas seulement faire ses confitures et nourrir quelques poules ! C'est manger une salade de pissenlits ou une soupe d'orties, réaliser un sirop de coquelicot ou une tisane de primevère, récolter de la lavande pour parfumer son linge, utiliser la consoude comme engrais dans son jardin, avoir recours aux soucis ou capucines dans son potager comme plantes compagnes. La liste est longue, mais c'est ce que j'appelle l'art de vivre à la campagne, tout simplement. Sans que cela devienne un sacerdoce, je tente d'avoir une optique plus proche de la nature. Elle nous a tant donné et depuis quelques années, nous la délaissons au profit de produits peu équitables, peu fiables au plan médical, alors que nous avons beaucoup de solutions bénéfiques à portée de main.

Ce n'est pas facile d'inverser la balance, de bouleverser nos pratiques quotidiennes, de remettre en question ce que l'on nous a enseigné. Tandis que des catastrophes écologiques se poursuivent, j'ai toutefois le sentiment qu'une prise de conscience s'amorce. Entre l'engouement pour l'agriculture biologique et le retour des fleurs dans nos assiettes, je reste optimiste :)