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Bagels maison

J'avoue avoir été tentée de publier une recette de bouillon japonais (ou autre recette light), histoire de donner le change parmi les innombrables plats et desserts que vous avez dû engloutir ! Mais on a tous le mois de janvier pour y penser. Durant cette période de fêtes, le repos digestif n'est que de courte durée puisqu'il faut remettre le couvert pour la soirée du 31. Comme elle se célèbre plutôt avec les amis que la famille, l'organisation d'un buffet chic mais sans chichi s'impose pour beaucoup d'entre nous. J'ai alors pensé à préparer des bagels, vous connaissez ?

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Ce sont des petits pains dodus en forme d'anneau, que l'on tranche pour y glisser une garniture d'ingrédients frais. Originaires d'Europe de l'Est, ils ont voyagé jusqu'aux États-Unis et au Canada au début du XXème siècle par l'intermédiaire des immigrants polonais juifs. Le mot "bagel" (prononcez "bey-gueul") puise son étymologie dans diverses langues slaves et germaniques. Par exemple "bügel", signifiant "étrier"en allemand, nous renvoie vers une légende retraçant son origine. En 1683, un boulanger juif viennois aurait créé un pain ressemblant à l'étrier d'une monture de cheval, afin de rendre hommage au roi Jean III Sobieski de Pologne-Lituanie, fin cavalier qui repoussa les invasions ottomanes et libéra ainsi les autrichiens. Certains historiens estiment que le bagel est un ancêtre du obwarzanek (prononcez "ob-var-jon-eck"), pain polonais consommé à Cracovie depuis le milieu du XVIème siècle.

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A son arrivée à New-York dans les années 1900, le bagel est produit d'emblée par des boulangers juifs dans de nombreuses petites fabriques, situées notamment dans le quartier de Lower East Side. Les conditions de travail étant particulièrement rudes, ils décident de former un syndicat, le Bagel Bakers Local 338. Dans les années 60, des machines à bagels voient le jour pour répondre à une demande de plus en plus croissante. C'est l'avènement de l'automatisation et la fin du bagel fait à la main par la communauté juive.

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Symbole culinaire de la Grosse Pomme, le bagel souligne à la fois le métissage ethnique de la ville et le goût de ses habitants pour la street food. Il est principalement vendu dans des delis (contraction du mot "delicatessen"), commerces typiquement new-yorkais, à mi-chemin entre une épicerie et un restaurant. Le Murray's bagels fait partie des plus connus, mais bien d'autres delis offrent des bagels de qualité. Les new-yorkais les mangent souvent agrémentés d'un schmear (nappage en slang, argot américain) de cream cheese.

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Composé de farine de blé riche en gluten, de levure de boulanger, d'eau, de sirop d'orge malté et de sel, le bagel détient une particularité dans sa cuisson. Après avoir fait lever les anneaux de pâte, on les fait pocher dans de l'eau bouillante (étonnant non ?). On dore leur surface au jaune d'oeuf, on ajoute si on le souhaite des graines de pavot, de sésame (blanc, doré ou noir), de lin (doré ou brun), des flocons d'avoine, du cumin... Enfin, on fait cuire à four chaud pendant 15/20 minutes, jusqu'à ce que les pains soient bien dorés (les pâlots sont des faux !). Un bon bagel comporte une croûte croustillante et un coeur moelleux et légèrement élastique. Côté garniture, il y a beaucoup de variantes : avec du fromage à la crème (cream cheese) ; du saumon mariné (lox), du fromage à la crème et de la laitue ; du pastrami (poitrine de boeuf grasse - brisket - mise en saumure puis fumée) ; du poulet ou de la dinde dans la version BLT (Bacon, Laitue, Tomate) ; de beurre de cacahuètes ou de la confiture de myrtilles pour la version sucrée.

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En ce qui concerne, j'ai garni mes bagels avec les restes du frigo : saumon fumé, guacamole, laitue, aneth ; Bleu du Vercos, betterave jaune, mayonnaise végétale, graines germées d'alfafa, de poireaux et de radis ; betterave rouge, fromage frais de brebis et roquette. Voilà, j'espère que cette recette à la fois classe et champêtre vous tentera pour votre soirée du 31. Entre deux coupes de champagne, je suis persuadée qu'elle fera des émules !

Je vous souhaite en avance une excellente année 2013 !

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Gâteau persan aux noix

Cette recette était notée dans un cahier perdu quelque part dans le méandre de mes cartons de cuisine. Je me souviens à l'époque que son nom m'avait fait rêver. Avant de lire la liste des ingrédients, je n'avais aucune idée de sa composition. Dans un gâteau persan, il devait forcément y avoir des épices...

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En faisant des recherches, j'ai appris que la cuisine iranienne n'est pas vraiment épicée (dans le sens "relevée"), mais plutôt parfumée. On y retrouve souvent des herbes fraîches (persil, coriandre...), de l'ail séché, de la lime séchée (limou amani), de l'épine-vinette séchée (zereshk) pour donner aux plats des notes fraiches et acidulées. Côté sucré, de l'eau de rose, de la cardamome, du safran (l'Iran en est le plus grand producteur mondial), de la cannelle (de temps en temps), des pistaches(avec une grosse production également), des dattes, des noix.

Des noix, j'en ai justement trouvé à Périgueux le week-end dernier, lors du salon international du Livre gourmand. Avec Bérengère et Valérie, je me suis baladée dans un petit marché très sympa, avec plein de produits locaux très attrayants. Au loin, j 'ai repéré un jeune homme avec un bonnet en laine (il avait une tête à manger bio !). Sur son stand, il y avait de belles noix, pas trop chères. Allez hop, j'en prends 2 kilos ! Il faut dire que la saison des noix a été mauvaise dans le Berry, alors on se dépanne comme on peut.

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De retour à la maison, je me suis souvenue de ce gâteau persan et je n'avais qu'une envie, le réaliser. J'ai aimé utiliser le café (ingrédient relativement rare dans les pâtisseries françaises) et goûté la pâte crue, très prometteuse. Une fois le gâteau dans le four, j'ai enfilé les bottes, pris l'appareil photo et emmené mes chiens se promener. A cinquante mètres de la maison se retrouve une forêt dont vous entrapercevez l'orée sur la photo.

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Gaïa, aux couleurs de l'automne, sait faire la belle pour les "besoins" du blog (comme trouver des images illustrant des bonheurs simples). Tandis que je m’extasiais devant ses petites billes marron qui me fixaient, je me suis souvenue que j'avais un gâteau dans le four. Sifflement pour rameuter les deux "noirs", retour au pas de courses... ouf, il n'est pas brûlé !

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Quelle odeur enivrante en rentrant dans la cuisine ! Un mélange de noix torréfiées aux senteurs orientales, sublimé par la chaleur du poêle à bois. Il a fallu être patiente, attendre que le gâteau refroidisse avant de le démouler. J'aurais pu le présenter comme un banal gâteau au yaourt, mais il méritait un beau présentoir à gâteau (déniché chez Guillemette) et quelques petites décorations. J'ai simplement découpé des fleurs sur un support cartonné, je les ai appliquées sur le gâteau (retourné) que j'ai ensuite saupoudré de sucre glace. Après avoir pris les photos, j'ai pu enfin le déguster. Il a tenu ses promesses avec sa texture hyper moelleuse et fondante et la richesse de ses parfums.

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Merci à vous Florence pour cette recette ! Je l'ai un peu revue en remplaçant la crème fraîche par un yaourt de brebis et du lait fermenté, la farine de blé par de la farine de riz (ingrédients utilisés dans la cuisine iranienne), en ajoutant de la purée d'amande et en doublant les proportions pour avoir un beau-gros-gâteau. Votre fille m'avait donnée cette recette en même temps que celle du cake au pavot et des bounty maison qui ont beaucoup plu. Grâce à vous, ce gâteau persan va peut-être voyager dans d'autres cuisines...

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Courges, pommes de terre et panais rôtis

C'est la pleine saison des courges et comme chaque année, on réalise nos éternelles recettes de soupes, gratins et frites. Comme chaque année, les enfants sont émerveillés devant les formes cocasses et les couleurs chatoyantes de ces légumes. Et comme chaque année, ils font la moue devant leur assiette orange... "C'est sucré ou salé ? Pouah, c'est trop farineux, j'aime pas !" Cette fois-ci, je me suis décidée à leur faire aimer les courges en leur concoctant un plat bien caramélisé et en y ajoutant pommes de terre et panais (des valeurs sûres)...

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Au Biocoop de Bourges, il faut dire qu'il y a le choix. Butternut, courge muscade, patidou (ou sweet dumpling), pâtisson, pomme d'or, potiron vert d'Hokkaïdo (ou potimarron vert Kabocha), sucrine du Berry, courge spaghetti ou potimarron... Avez-vous autant de choix en supermarché conventionnel ? Je ne crois pas !

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Les courges ont toutes un point commun, leur chair sucrée, mais côté texture et notes aromatiques, elles sont assez variées. Dans ce genre de plat, il est assez amusant de les goûter et les comparer. Saveur de châtaigne, de pomme de terre, de carotte, de navet boule d'or ou d'orange, texture farineuse, moelleuse ou humide, il y en a pour tous les goûts ! Vous le savez peut-être mais il n'est pas nécessaire d'éplucher le patidou (la petite courge rayée de vert et de blanc) et les potimarrons (orange ou vert, issu de variétés japonaises appelées Kuri-Kabocha). Petite anecdote, j'ai toujours pelé la butternut et cette fois-ci, je ne l'ai pas fait, juste pour voir. Eh bien, contre toute attente, la peau est devenue fondante, comme celle d'un potimarron. Pour les autres courges, comme la pomme d'or, il convient de les peler car elles restent relativement coriaces.

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Ce que j'aime de plus en plus faire, ce sont des plats rôtis au four... Ils peuvent se transformer en de magnifiques tableaux culinaires que l'on dévore également des yeux. L'esthétique en cuisine, c'est essentiel, surtout pour les recettes campagnardes qui sont facilement atteintes du syndrome dit de "la gamelle de chien" ! . En orchestrant joliment ce camaïeu de courges, de pommes de terre et de panais, vous prendrez du plaisir à le faire. Une branche de thym par ici, quelques feuilles de sauge par là... Selon les recettes, on est parfois contraint de mélanger les légumes pour assurer une cuisson et une caramélisation homogènes (comme pour la ratatouille au four). Dans cette recette, il y a une astuce qui permet de ne pas brouiller le beau tableau que vous vous êtes appliqué à créer.

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Couvrez le plat d'une grande feuille de papier aluminium, faites cuire pendant 1 heure 15, retirez ensuite l'aluminium et poursuivez la cuisson 1 heure de plus. Vous obtiendrez un plat parfaitement cuit et caramélisé, sans avoir été obligé de tout défaire. L'autre astuce, pour donner de la brillance, c'est de faire pencher doucement le plat au moment de servir pour récupérer tout le jus de cuisson. Prêt à passer à tabler, arrosez les légumes avec cette sauce dorée et servez sans attendre.

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Enfin, petite touche finale, mais essentielle pour ce genre de plats, c'est l'assaisonnement ("Frédéric Anton, sors de ce corps !"). A mi-cuisson, on ajoute de la fleur de sel et en fin de cuisson, un peu de sel fumé (un salish, un halen môn ou un Hogajima). Et bien entendu, un poivre de qualité, fruité et moyennement relevé, comme un long de Java ou un Sambirano de Madasgacar (je vous le conseille).

Au final, les adultes ont adoré le plat, mais pas les enfants qui ont largement préféré les pommes de terre, les panais et le jus. Ils ont tout de même goûté à chaque variété de courges, c'est déjà ça de pris non ?!

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Brownie-cheesecake aux noix

Allez, je vous propose pour ce week-end une recette très légère, peu calorique et parfaite pour ponctuer un repas copieux : un brownie-cheesecake, avec plein de chocolat, de la ricotta et du cream-cheese...

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Vous avez compris le second degré, rassurez-moi ?! Le concept d'associer dans un même gâteau deux bases culinaires n'est pas nouveau, d'après Guillemette chez qui j'ai goûté un sublime "Brookies", gâteau hybride d'un brownie et de cookies. J'avais l'impression d'avoir fait une découverte sensationnelle, mais finalement non. Par exemple en 2007, Loukoum avait déjà publié sur son blog une recette de brownie-cheesecake, inspirée du livre du salon de thé Rose Bakery. David Lebowbitz a proposé ensuite sa version ici... Bref, j'avais envie de publier ma recette à moi, pas light du tout (enfin pas plus que les autres), parce que cela fait du bien parfois de manger un bon gâteau au chocolat bien riche !

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Ce brownie-cheesecake est très simple à réaliser et demande peu de temps. C'est ma belette qui l'a préparé entièrement (la relève est assurée), et il a fallu la convaincre d'attendre le lendemain avant de le découper en carrés. Je ne suis pas fan de brownie à la base, mais son association avec un cheesecake apporte une vague de fraîcheur irrésistible.

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La cantine verte

lacantineverte.JPG Quand je suis allée à Saint-Étienne pour ramasser des myrtilles sauvages en juillet dernier, j'ai découvert le fameux restaurant que Gaëlle venait d'ouvrir dans le centre-ville stéphanois. La cantine verte... le nom de son établissement est si bien choisi ! "Cantine" car la déco, la vaisselle et le service évoquent les écoles (d'antan), "verte" car tous les plats sont cuisinés avec des produits frais, de saison et le plus souvent bio.

lacantineverte1.jpg Dès que l'on pousse la porte de son restaurant, on est séduit d'emblée par l'ambiance et les éléments de décoration. Les tables et les chaises d'écolier chinés en brocante, les verres Duralex, les trousses dans lesquelles sont glissés les couverts, les bon-points pour un plat chaud (à aller chercher après avoir consommé son entrée)... tout rappelle une école, avec un esprit scandinave retrouvé entre autres dans ses services à café (je veux les mêmes !).

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J'ai beaucoup aimé le concept de son menu, très flexible : un plat du jour (viande mijotée ou poisson), servi avec une garniture de légumes (souvent épicée), une quiche (végétarienne) et une soupe (chaude ou froide). S'ajoute à ce trio une multitude de salades variées inspirées de la bio (légumes-racine, céréales, légumineuses, graines) et de desserts sublimes, qui m'ont d'ailleurs fait un peu penser à ceux que propose Guillemette dans son salon de thé à Lyon. Bières locales et jus de fruit bio en prime.

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Tarte oignon-carotte-cumin, quiche au brie et aux noix, blanquette de poulet à l'indienne, risotto au safran, panna cotta aux fruits rouges, mousse au chocolat et feuillantine... Gaëlle et Patricia proposent une cuisine du quotidien, comme on l'aime. C'est délicieux, inspiré, coloré, bien assaisonné et très varié, de quoi satisfaire les working girl à la pause d'entre midi et deux, la gent masculine ayant un gros appétit, les végétariens et pourquoi pas vous ? Finalement, cette cantine n'a rien à voir avec celle de nos enfants !

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Châtaignes

L'année dernière, peu de temps après la sortie de l'Appel gourmand de la forêt aux éditions La Plage, s'est profilé l'envie de réaliser un nouveau livre sur un fruit que j'aime particulièrement : la châtaigne. Certes, elle avait déjà été traitée dans ce recueil de recettes sauvages, et le vrai défi pour moi était de composer des recettes inédites, de montrer à quel point elle se cuisine sous toutes les formes, à quel point elle nourrit la créativité culinaire !

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Vous connaissez mon goût pour la botanique, alors n'imaginez pas que j'en ai fait l'impasse dans ce livre ! Comment reconnaître le châtaignier, quelle est la différence entre une châtaigne, un marron et un marron d'Inde ? J'ai eu énormément de plaisir à réaliser également des recherches sur les variétés typiques des régions de France. Comme les tomates, elles portent des noms à rêver : 'Bouche rouge', 'Figarette', 'Campanese', 'Belle épine', 'Impériale'...

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Entre son amande fraiche, prête à être grillée au feu de bois ou transformée en purée, sa farine d'une infinie douceur, ses flocons croquants à la saveur brute et sa crème onctueuse mêlée à de la vanille, les variations gourmandes sont nombreuses. On y retrouve tout type de textures. Pour le fondant, on transforme par exemple sa purée en pâté végétal forestier (avec des champignons des bois) ou en pommes dauphine, sa farine en délicieux pancakes ou petits pains au lait. Pour le croustillant, on réalise avec ses flocons des granolas, des roses de Sables (avec le chocolat qui fond sur les doigts) ou des crackers multigraines. Et si l'on veut jongler entre les deux textures, on réalise la crème brûlée à la châtaigne (pour faire comme Amélie Poulain).

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J'ai concocté des recettes salées, comme la soupe à la châtaigne et au céleri-rave, la poêlée sauvage aux cèpes et aux orties, les tagliatelles à la farine de châtaigne... mais surtout des mets sucrés comme cet irrésistible gâteau choco-châtaigne ou la charlot'tiramisu à la châtaigne et à la poire (voir photo de couverture), réalisée sans oeufs.

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Cette citation, placée en début de livre, indique à quel point la châtaigne est un fruit merveilleux. Sa chair fondante, inimitable, est révélée à la cuisson. Là aussi, je vous donne une multitude d'astuces pour réussir sa transformation (pelage de la première écorce et du tan, seconde peau amère et astringente, réalisation d'une purée...) et sa conservation (lait, confiture, marrons glacés, au naturel en conserve, congelée...).

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Que dire de plus si ce n'est que j'ai adoré faire ce livre, qu'il a agréablement bercé mes journées et mes soirées l'hiver dernier. La châtaigne, fruit nourricier depuis des millénaires, pain quotidien des paysans du sud de la France en période de disette, de nos jours star des restaurants gastronomiques... Elle continue de nous enchanter, de la balade en forêt à l'assiette.

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Comme d'habitude, je ne peux m'empêcher de vous faire gagner des exemplaires de ce livre. Je vous donne donc rendez-vous sur ma page Facebook lundi 3 septembre à 20h30 pour participer à un petit quiz, sur le thème de la châtaigne of course (cliquez sur le titre pour commenter) !

Gaufres aux myrtilles des bois

Comme je vous l'avais annoncé sur ma page Facebook, voici une recette avec des myrtilles sauvages... Oserais-je vous confier que je n'en avais jamais mangé de fraîches ? En confiture, dans les tartes au restaurant (lors de mes virées montagnardes avec mes parents), surgelées, en sirop ou dans la bière... mais jamais fraîchement cueillies.

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L'histoire de la cueillette que je vous propose de découvrir remonte à l'année dernière, lors de ma présence au salon Savoirs & Saveurs à Roanne. Gaëlle et Xavier s'étaient arrêtés devant mes livres, notamment l'Appel gourmand de la forêt. De fil en aiguilles, nous avons fait connaissance et parlé des plantes et des fruits sauvages que je n'avais jamais eu la chance de glaner. "On a un super spot à myrtilles des bois du côté de Saint-Étienne. Si tu le souhaites l'année prochaine, on peut t'y emmener"... J'étais aux anges !

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Juillet 2012, Gaëlle me recontacte pour me dire que les myrtilles sont prêtes à être ramassées. Après 4 heures 30 de route (motivée n'est-ce pas !), j'ai découvert accompagnée de ses parents un lieu magique situé dans les hauteurs de Saint-Étienne. Le long d'un chemin caillouteux et grimpant, je distinguais d'immenses tapis de verdure ponctués de petites touches bleuâtres. Jamais je n'ai mangé de myrtilles aussi bonnes... Sucrées, juteuses, légèrement acides et empreintes d'un parfum de sous-bois absolument irrésistible.

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La Vaccinium myrtillus, notre myrtilles des bois, est bien différente de la variété américaine Vaccinium corymbosum, myrtille d'origine américaine, cultivée désormais sous nos latitudes et vendue en barquettes dans le commerce. Elle est plus petite (de la taille d'un petit pois pour les plus gros spécimens), plus sombre avec une teinte noire bleutée, sa chair rouge (et non blanche comme l'américaine, qui ne tâche pas d'ailleurs), plus sucrée, plus aromatique, bref, c'est à mes yeux la reine des myrtilles. Autre différence botanique, la sauvage forme de petits arbrisseaux ne dépassant pas les 50 cm, l'américaine est un arbuste (avec un tronc donc) pouvant atteindre 2 mètres de hauteur.

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Il faut beaucoup de temps pour en ramasser des quantités intéressantes et l'usage du peigne semble être courant dans la région. A certains endroits de la station, j'ai pu observer des arbrisseaux particulièrement abîmés. Les petites feuilles douces, fines et pointues portaient des cicatrices jaunâtres indiquant un "griffage" forcé. Certaines tiges étaient complètement effeuillées. A cet instant, je me suis demandé si c'était l'outil qui pose problème ou la main de celui qui l'utilise. Le peigne a un autre inconvénient, il accroche brindilles et feuilles qu'il convient ensuite de trier. Alors, est-ce un gain de temps ? Ca se discute, si le cueilleur sait peigner en douceur. Sachez que son usage est toléré mais interdit en Haute-Saône et que la cueillette de myrtilles sauvages (période et quantité par personne) est soumise à la réglementation (renseignez-vous auprès de votre préfecture).

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Après cette petite escapade, je me suis rendue à Saint-Étienne, dans le restaurant de Gaëlle, la Cantine verte (j'y consacrerai un article à la fin du mois). Entre toutes les bonnes choses qu'elle avait préparées, j'ai adoré sa panna cotta aux myrtilles des bois. En voiture, sur le chemin du retour, j'ai eu le temps de réfléchir aux recettes que j'allais concocter avec ces fruits sauvages. L'idée de les mélanger dans une pâte à gaufres m'a séduite d'emblée, encore fallait-il trouver LA bonne recette de gaufres. Vous savez, celles que l'on mange à la fête foraine, celles qui sont croustillantes en surface et moelleuses à coeur ! Mais quelle est l'astuce pour rivaliser avec la recette des forains ?

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Dans la pâte, ne pas mettre de lait... mais de l'eau fraîche et/ou de la bière. Je ne vais pas vous mentir, je l'ai appris il n'y a pas longtemps en lisant le fascicule livré avec mon gaufrier-coeur Lagrange. D'ailleurs, je vous recommande vivement cet appareil très robuste, en fonte d'aluminium alimentaire et de fabrication française. C'est le même que Solange utilise pour réaliser les fameuses gaufres dunkerquoises (avec les plaques spécial gaufrettes).

Si vous ne trouvez pas de myrtilles des bois, ne soyez pas déçu : vous avez une bonne recette de gaufres, comme on les aime. Merci à toi Gaëlle ainsi qu'à tes parents (qui ont été d'excellents guides !).

Edit du post le 2/08/2012 à 23h37 : merci de vous reporter à mon commentaire (n°8) pour en savoir plus sur le risque d'échinococcose.

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